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Des fidèles de l'ex-président du Yémen bloquent le ministère de la Défense

10/08/2012 04:11 EDT | Actualisé 10/10/2012 05:12 EDT

SANAA, Yémen - Des centaines de membres de la garde républicaine fidèles à l'ancien président du Yémen ont encerclé pendant plusieurs heures, vendredi, le bâtiment du ministère de la Défense à Sanaa, afin de protester contre la décision de retirer au fils de l'ex-président une partie de son commandement militaire.

Les officiers et les soldats de la force la mieux entraînée du Yémen, dirigée par le fils de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, Ahmed, ont commencé à se rassembler jeudi soir devant le ministère.

Des responsables ont affirmé que les manifestants les avaient avisés qu'ils tenteraient de prendre d'assaut le bâtiment, poussant les autorités à déployer des chars et des véhicules blindés dans la zone. Les forces gouvernementales ont menacé d'ouvrir le feu si les manifestants ne partaient pas. Le rassemblement a pris fin plusieurs heures plus tard.

Ces responsables ont réclamé l'anonymat parce qu'ils n'étaient pas autorisés à s'adresser à la presse.

L'ancien président Ali Abdallah Saleh a quitté le pouvoir dans le cadre d'un accord négocié par les pays voisins et soutenu par les États-Unis, en échange de l'immunité judiciaire. Son successeur, Adeb Rabbo Mansour Hadi, a promis de restructurer les forces armées afin de mettre fin aux divisions et d'unifier les rangs.

Malgré sa promesse, le président Hadi fait face à la résistance de son prédécesseur, qui a prévenu que sans ses partisans et lui au pouvoir, la sécurité du pays souffrirait. Les précédentes tentatives de congédier ou de rétrograder les fidèles de M. Saleh ont été contestées.

Lundi, M. Hadi a tenté de réduire le pouvoir du fils de l'ancien président sur la garde républicaine en ordonnant que la garde présidentielle prenne la responsabilité de plusieurs bataillons pro-Saleh. Il a aussi transféré sous ses ordres le contrôle administratif et financier de la garde républicaine.

Ali Abdallah Saleh tente en coulisses de s'accrocher au pouvoir. Chaque semaine, de jeunes militants pro-démocratie manifestent pour demander qu'il soit tenu responsable des manifestants tués durant le soulèvement de l'an dernier.

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