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Wall Street finit sans direction, scrutant les banques centrales

09/08/2012 04:28 EDT | Actualisé 09/10/2012 05:12 EDT

La Bourse de New York a clôturé sans direction jeudi, dans un environnement de scepticisme accru quant à une action prochaine des banques centrales américaine et européenne pour relancer l'économie: le Dow Jones a cédé 0,08% mais le Nasdaq a pris 0,25%.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones Industrial Average a lâché 10,45 points à 13.165,19 points, tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, a avancé de 7,39 points, à 3.018,64 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a grappillé 0,04% (+0,58 point) à 1.402,80 points.

En légère hausse dans la matinée, l'indice vedette de Wall Street a changé de direction à la mi-séance, avant d'osciller autour de l'équilibre.

"Chaque fois que l'on commence à avoir des statistiques convenables, voire bonnes (aux Etats-Unis), cela peut remettre en question la possibilité d'une intervention plus intensive de la Fed", a commenté Gregori Volokhine, président de Meeschaert New York.

Et selon le stratège, "cela suffit à faire tomber la tendance haussière car ce qui soutient le marché, c'est l'espoir d'une intervention des banques centrales" en Europe comme aux Etats-Unis.

De bonnes statistiques sur le front de l'emploi avaient notamment soutenu le marché à l'ouverture, les nouvelles inscriptions au chômage étant légèrement reparties à la baisse pendant la première semaine d'août, tandis que le déficit commercial des Etats-Unis a nettement reculé en juin pour le troisième mois consécutif.

"Si ces chiffres ne sont pas assez bons pour suggérer nettement une reprise de la croissance, ils ne sont pas assez mauvais pour déclencher une intervention de la Fed", a approuvé Christopher Low, de FTN Financial.

En outre, "des commentaires de l'un des pères fondateurs de l'euro, Otmar Issing (ancien membre du comité de direction de la Banque centrale européenne, NDLR), ont accentué l'impression qu'il n'y aurait pas d'intervention de la BCE en septembre", a ajouté M. Volokhine.

M. Issing a indiqué dans la journée à l'agence de presse Dow Jones Newswire qu'il n'était pas justifié d'attendre de la BCE qu'elle intervienne directement sur le marché obligataire pour soutenir les Etats de la zone euro en difficulté, et que son rôle était avant tout de soutenir la stabilité des prix.

"Cela peut paraître étonnant (mais ces propos d'un ancien dirigeant de la BCE) ont du poids car Wall Street est impatiente de voir une résolution" de la crise de la dette en euro, et "il n'y a pas eu beaucoup d'autres nouvelles" sur le front européen.

Le marché obligataire a terminé en légère baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 1,688% contre 1,640% mercredi et celui à 30 ans, à 2,750% contre 2,740%.

ppa/jum/mdm

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