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Les entreprises près des sites de Parcs Canada pourraient payer des droits

09/08/2012 04:46 EDT | Actualisé 09/10/2012 05:12 EDT
CP

OTTAWA - Les entreprises situées près des parcs nationaux, des sites historiques et des canaux de Parcs Canada pourraient être appelées à payer des droits, afin d'amortir les coûts d'entretien et d'exploitation de ces sites.

Le ministre de l'Environnement, Peter Kent, a ouvertement discuté cette semaine de la possibilité d'imposer ces frais, mentionnant également qu'un plan visant à réduire les heures d'exploitation de ces sites — de moitié, dans certains cas — pourrait être renversé ou modifié.

M. Kent a formulé ces commentaires après s'être entretenu avec les dirigeants de 13 localités situées aux abords de l'historique canal Rideau, en Ontario.

Un porte-parole du ministère, Adam Sweet, a précisé qu'aucune décision n'avait été prise et que le ministre faisait simplement preuve de franchise lorsqu'il évoquait ses discussions avec les localités, ou qu'il discutait de la possibilité que les entreprises puissent être affectées par certains changements.

M. Sweet a ajouté que la mise en oeuvre du plan visant à réduire les heures d'exploitation n'était prévue que pour le printemps.

Plusieurs mesures sont envisagées afin d'augmenter les revenus et de diminuer les coûts d'exploitation des parcs et d'autres attractions touristiques nationales.

M. Kent n'a pas spécifié à qui il reviendrait de payer les droits, mais il a laissé entendre aux journalistes réunis à Ottawa que les entreprises situées à proximité des parcs et canaux fédéraux jouissent d'un avantage sur les autres.

Ses commentaires ont soulevé bien des questions chez les syndicats et les petites entreprises, qui ont exhorté le gouvernement à discuter avec eux avant d'imposer des changements.

Parcs Canada est un organisme fédéral qui gère des parcs, des aires maritimes et des sites historiques protégés par l'État.

L'organisme a adopté une série de mesures d'austérité après le dévoilement du budget fédéral en mars dernier. La décision de réduire les heures d'exploitation a cependant été retardée d'un an, car les entreprises se sont dit inquiètes des impacts que cette diminution des services pourraient avoir sur eux.