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Ouverture à Téhéran d'une conférence sur la Syrie (télévision d'Etat)

09/08/2012 08:07 EDT | Actualisé 09/10/2012 05:12 EDT

Une conférence "consultative" sur la Syrie, réunie à l'initiative de l'Iran, principal allié régional de Damas, s'est ouverte jeudi à Téhéran en présence de représentants de 29 pays avec un appel à l'ouverture d'un dialogue national en Syrie, selon la télévision d'Etat.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a donné le coup d'envoi de cette conférence devant des représentants de pays comme la Russie, la Chine, l'Irak ou le Pakistan, en appelant à "un dialogue national entre l'opposition ayant un soutien populaire et le gouvernement syrien", selon la télévision d'Etat iranienne.

Il a ajouté que l'Iran était prêt à accueillir un tel dialogue visant à "rétablir le calme et la sécurité" en Syrie.

S. Salehi a répété que son pays était opposé à "toute ingérence étrangère et intervention militaire pour régler la crise syrienne" et qu'il soutenait les efforts du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

Il a également affirmé que l'Iran avait envoyé une aide humanitaire à la Syrie pour contrer les sanctions occidentales contre Damas qui "ne sont pas dans l'intérêt du peuple syrien et ont augmenté sa souffrance".

Les pays occidentaux et certains pays arabes du Golfe, accusés par Téhéran de soutenir militairement les rebelles syriens, n'ont pas été invités à la réunion.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Irak, du Pakistan et du Zimbabwe sont présents à Téhéran, où sept autres pays ont envoyé des vice-ministres.

Les pays restants sont représentés par des diplomates de rang inférieur, en majorité des ambassadeurs.

Selon M. Salehi, les pays présents sont, outre les trois déjà mentionnés et l'Iran, l'Afghanistan, l'Algérie, l'Arménie, le Bénin, le Bélarus, la Chine, Cuba, l'Equateur, la Géorgie, l'Inde, l'Indonesie, la Jordanie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, Maldives, la Mauritanie, le Nicaragua, Oman, la Russie, le Sri Lanka, le Soudan, le Tadjikistan, la Tunisie, le Turkménistan et le Venezuela.

Un représentant des Nations unies a également participé à la réunion.

Le Koweït et le Liban étaient également invités mais avaient déclaré avant la rencontre qu'ils n'y participeraient pas.

Saïd Jalili, représentant du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, s'est rendu cette semaine à Damas pour répéter le soutien de Téhéran au régime syrien et affirmer que "l'Iran ne permettra jamais que l'on brise l'axe de la résistance (face à Israël, ndlr) dont la Syrie est un pilier essentiel".

M. Salehi avait indiqué auparavant que Téhéran tentait de raviver le plan de paix de Kofi Annan, le médiateur des Nations unies et de la Ligue arabe qui a démissionné la semaine dernière après cinq mois de vaines négociations.

"Notre principal argument est le rejet de la violence et la tenue d'un dialogue national", avait dit le ministre, en soulignant que "la volonté de l'Iran est la fin de la violence le plus rapidement possible en Syrie".

La Syrie est secouée depuis mars 2011 par un mouvement de contestation contre le régime de Bachar al-Assad qui s'est militarisé au fil du temps. En seize de mois de révolte, plus de 21.000 personnes y ont été tuées, selon une ONG syrienne.

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