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"L'option militaire" au Nord-Mali "inévitable" (gouvernement)

09/08/2012 11:42 EDT | Actualisé 09/10/2012 05:12 EDT

Le gouvernement malien a estimé jeudi que les exactions commises par les islamistes dans le nord du Mali "accréditent le caractère inévitable de l'option militaire" pour reconquérir cette partie du territoire qui représente les deux-tiers du pays.

"Au fil des jours, alors que des efforts pour une solution négociée se multiplient, les pratiques des terroristes et des narcotrafiquants habillés d'un faux voile religieux, accréditent le caractère inévitable de l'option militaire", affirme un communiqué du ministère de la Communication publié après l'annonce de l'amputation de la main d'un voleur à Ansongo (nord-est).

"Les extrémistes qui occupent le septentrion malien, en coupant la main à un habitant d'Ansongo, ajoutent un nouvel acte ignoble à leur longue liste d'exactions et de vexations contre les populations", ajoute le texte.

"Leurs gestes de défiance hors de raison justifient la pertinence de sanctions proposées par le secrétaire général des Nations unies (Ban Ki-moon) en même temps qu'ils fixent les limites de tout dialogue pour leur faire entendre raison", selon le gouvernement.

Il estime que "cette persistance dans les violations flagrantes des droits humains est un défi pour le gouvernement malien, pour l'Afrique et pour le reste de la communauté internationale".

Réitérant "sa disponibilité au dialogue, le gouvernement oeuvre à l'accélération de la planification en cours avec ses partenaires de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) en vue de la reconquête du Nord", ajoute-t-il.

La Cédéao affirme être prête à envoyer au Mali une force armée de quelque 3.300 hommes, mais dit attendre pour cela une demande formelle des autorités de transition à Bamako ainsi qu'un mandat de l'ONU.

Une conférence destinée à finaliser les plans de déploiement de la force militaire ouest-africaine doit se tenir à partir de vendredi à Bamako, dans l'espoir d'obtenir un mandat de l'ONU.

Parallèlement, la médiation burkinabè dans la crise malienne tente une négociation avec certains des islamistes maliens occupant le Nord, dont Iyad Ag Ghaly, chef du groupe Ansar Dine (Défenseurs de l'islam).

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