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JO-2012/basket - A une marche de la revanche de Munich

09/08/2012 08:07 EDT | Actualisé 09/10/2012 05:12 EDT

Etats-Unis et Russie, opposés respectivement à l'Argentine et à l'Espagne en demi-finales vendredi à Londres, sont à une victoire de se retrouver en finale des jeux Olympiques, quarante ans après le match le plus controversé de l'histoire du basket.

Pour les scénaristes, ce serait la finale de rêve, riche en sous-titres sur le thème de la revanche des Jeux de Munich en 1972 où les Russes avaient infligé aux Américains leur première défaite olympique (51-50) après sept médailles d'or, au terme d'une finale sulfureuse et polémique.

Jusqu'à aujourd'hui, les Etats-Unis, s'estimant volés sur le dernier panier russe, ont refusé de recevoir la médaille d'argent.

Pour rendre ce croustillant remake possible, il reste deux conditions à remplir. C'est bien parti pour la première qui réclame une victoire des Etats-Unis sur l'Argentine (20h00 GMT) qu'on voit mal lui échapper.

La deuxième est plus incertaine mais au vu de la dynamique des deux équipes dans ce tournoi, les Russes partiront favoris face à l'Espagne (16h00 GMT), malgré le pedigree de rival N.1 des Américains de celle-ci.

Vice-championne olympique à Pékin, la Roja n'offre plus le même jeu flamboyant qui lui a permis de remporter aussi les deux derniers Championnats d'Europe. Elle a énormément souffert pour battre la France en quarts de finale et a déjà été dominée (77-74) par la Russie au premier tour.

"C'est très dur pour nous cette année. Plusieurs joueurs majeurs sont en très mauvaise condition physique", renseigne l'entraîneur Sergio Scariolo.

La sélection russe en revanche impressionne depuis qu'on a allumé la flamme olympique derrière son leader Andrei Kirilenko et sa nouvelle petite merveille, Aleksey Shved, qui joueront ensemble en NBA à Minnesota la saison prochaine.

"Cette équipe est très forte sur le plan tactique et physique. Elle peut inquiéter les USA, elle peut même les battre", estime l'entraîneur lituanien Kestutis Kemzura, battu mercredi par les Russes en quarts.

Mais c'est donc d'abord le tour de l'Argentine d'essayer de renverser les Etats-Unis. "Si on a une chance sur cent de les battre, on va tout donner pour la saisir", souligne Carlos Delfino, médaillé d'or en 2004.

Un pour cent, c'est dire l'exploit demandé dans ce duel entre les deux derniers champions olympiques. Les deux équipes se sont déjà croisées au premier tour et les Argentins sont repartis la tête basse (126-97).

"On devra moins perdre la balle et les empêcher de courir. Malgré ça, Kobe Bryant peut arriver et marquer 23 points", soupire Manu Ginobili.

L'arrrière de San Antonio ne croit pas si bien dire puisque Kobe Bryant a enfin "activé le Black Mamba", son surnom, avec quatre paniers primés en soixante-six secondes du dernier quart-temps face à l'Australie mercredi.

"J'avais fait un mauvais tournoi jusque-là. Je cherchais comment me lancer, comment activer le Black Mamba", explique Kobe avec un sourire carnassier, prêt désormais à dévorer tout cru une nouvelle proie.

jk/jmt

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