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JO-2012 - Usain Bolt: "Je suis une légende vivante, dites-le bien partout"

09/08/2012 07:41 EDT | Actualisé 09/10/2012 05:12 EDT

"Je suis une légende vivante, dites-le partout", a lancé le Jamaïcain Usain Bolt, après avoir conservé son titre olympique sur 200 m pour devenir le premier sprinteur de l'histoire à gagner quatre médailles d'or olympiques dans les épreuves individuelles aux Jeux, jeudi à Londres.

"J'insiste bien. Si vous ne dîtes pas à tous les gens de vos pays, à la télé, à la radio et dans les journaux, que je suis une légende vivante, je ne donnerai plus jamais d'interview", a-t-il conclu dans l'hilarité générale lors d'une conférence de presse mémorable.

Q: Que ressentez-vous après ce nouveau sacre ?

R: "Beaucoup de personnes ont douté de moi, mais dans mon esprit il n'y en avait pas. Sur la ligne, c'est pour ça que j'ai fait ce geste (index sur les lèvres). C'était pour ceux qui ne croyaient pas en moi: +Arrêtez de parler, je suis une légende vivante+. Après mes défaites aux sélections, il y a eu des doutes chez certains. C'est bon, vous savez qui sont vos vrais amis. C'était bon aussi de venir ici et de montrer au monde que je suis le meilleur. Avec Yohan Blake et Warren Weir, on s'entraîne ensemble et on se pousse mutuellement. Je les en remercie. Yohan, c'était ses premiers Jeux et c'est un grand athlète".

Q: Avez-vous craint que Blake ne vous domine ?

R: "Il y a deux ans, je lui ai dit +tu arrives au mauvais moment. Tu cours vite, mais les deux prochaines années seront miennes+. Cette semaine, j'aimerais dire que j'étais à 100% mais je n'en ai pas le sentiment. Je n'en suis pas loin mais si j'étais à 90% c'est déjà pas mal. Pour les prochaines années, vous avez vu comme Yohan court vite alors je vais devoir me lever de bonne heure pour le battre. Je ne pense pas me retirer, ma vie a été belle, avec des haut et des bas, je ne m'en plains pas, elle est belle. Mais mon challenge était de devenir une légende et c'est fait, alors je vais devoir trouver autre chose".

Q: Pouvez-vous nous assurer que les sprinteurs jamaïcains ne se dopent pas ?

R: "Sans aucun doute. On s'entraîne dur, on se voit travailler, Yohan ne se dope pas, il n'aime pas ça. On court dur, on s'effondre sur la piste, c'est vraiment dur, on essaie de montrer au monde que nous courons proprement".

Q: Si vous n'étiez pas Usain Bolt, préfériez-vous être Jesse Owens ou Carl Lewis ?

R: "Sans hésitation Jesse Owens, j'ai un grand respect pour lui. C'est un grand athlète. Il a fait de grandes choses pour son pays. Il a vraiment poussé à leur meilleur des athlètes. Je vais dire maintenant quelque chose de controversé. Carl Lewis, j'ai perdu tout respect pour lui. Les choses qu'il a dites à propos d'athlètes de la piste, ses allusions au dopage, c'est vraiment rabaissant de dire des choses comme cela. Je pense qu'il veut juste attirer l'attention sur lui parce que personne ne parle plus de lui".

Q: Pensez-vous être une légende au même titre que Mohamed Ali ou Michaël Jordan ?

R: "Je ne peux pas le dire. Je ne sais pas si je fais partie des Ali ou Jordan. J'esssaie déjà d'être le meilleur dans mon sport, l'athlétisme. Je laisse les gens décider du reste. Je sais juste que je suis une légende".

Q: (Modérateur) c'est la fin la conférence de presse...

R: "Attendez, j'ai une chose à ajouter. Je suis une légende vivant, dites-le bien partout. J'insiste bien. Si vous ne dîtes pas à tous les gens de vos pays, à la télé, à la radio et dans les journaux, que je suis une légende vivante, je ne donnerai plus jamais d'interview (rires)".

Propos recueillis en conférence de presse

fbr-bpe-stp/el

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