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JO-2012 - Elections athlètes: imbroglio au CIO, les candidats doivent patienter

09/08/2012 01:19 EDT | Actualisé 09/10/2012 05:12 EDT

Les 21 candidats à la commission des athlètes vont devoir patienter avant de savoir s'ils ont un avenir au sein du Comité international olympique (CIO) après le report de l'annonce de l'identité des quatre élus, jeudi à Londres, contrariée par le dépôt d'au moins une réclamation.

Prévue à 14h00 au Village olympique, la proclamation des résultats du scrutin tenu entre le 16 juillet et le 8 août avait d'abord pris un retard inexplicable. Les membres du CIO, attendus pour l'occasion, étaient supposés être "coincés dans des embouteillages", alors qu'ils avaient été vus sur les lieux quelques minutes avant le rendez-vous fixé à la presse...

Dans la salle, la plupart des candidats attendaient le verdict et les rumeurs fusaient. Le Japonais Koji Murofushi, champion olympique (2004) et du monde (2011) du lancer du marteau, tout sourire, était félicité pour son succès alors qu'officiellement, aucun résultat n'avait filtré.

Enfin extirpée du trafic (sic), Anita DeFrantz, présidente de la commission des élections, entourée du Namibien Frankie Fredericks, président de la commission des athlètes, et de l'Allemande Claudia Bokel, élue au début des JO de Londres pour lui succéder, coupait alors court aux spéculations de la manière la plus inattendue.

"Pour des raisons de procédure, le CIO ne peut pas annoncer aujourd'hui les noms des quatre athlètes élus à la commission. Rendez-vous demain", annonçait l'Américaine avant de s'éclipser. Un peu plus tard, le CIO, beaucoup moins précis et pressé, estimait que la diffusion des résultats aurait lieu "dans les prochains jours".

Une, voire plusieurs, réclamation(s) déposée(s) dans les minutes ayant précédé l'annonce aurait contrarié les plans du CIO qui souhaitait adouber ses quatre nouveaux membres élus pour huit ans lors de son ultime journée de session, dimanche.

De sources concordantes, on apprenait ainsi qu'un pays européen présentant une candidate avait formellement déposé une réclamation auprès de la commission d'éthique du CIO à propos des agissements du candidat nippon, trop zélé au regard des règlements extrêmement stricts régissant la campagne électorale.

D'autres, dont la France, avaient durant les derniers jours du scrutin "fait officieusement des observations" sur les mêmes faits, sans toutefois aller jusqu'au dépôt d'une requête.

La commission d'éthique devait faire au plus vite, jeudi soir ou vendredi matin, un rapport à la commission exécutive du CIO qui décidera de la validité du scrutin et de ses résultats.

En embuscade, les 21 candidats étaient condamnés à la patience.

cha/ol/ep

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