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Crise de 2010-2011: l'ONU souhaite que l'enquête ivoirienne ait "des suites"

09/08/2012 01:54 EDT | Actualisé 09/10/2012 05:12 EDT

L'ONU a souhaité jeudi qu'il y ait "des suites" au rapport rendu par une commission d'enquête ivoirienne sur les violences postélectorales de 2010-2011, qui met en cause les forces du président Alassane Ouattara et plus encore celles de l'ex-chef de l'Etat Laurent Gbagbo.

L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) "salue le fait que la commission ait pu réaliser son travail, le terminer et le rendre au gouvernement", a déclaré lors d'une conférence de presse Kenneth Blackman, porte-parole adjoint de la mission.

"Ce qui est important maintenant est que ce rapport ait des suites, qu'il y ait une action qui se fait sur la base de ce rapport", a-t-il ajouté.

La Commission nationale d'enquête (CNE) mise en place il y a un an par le président Ouattara a rendu mercredi son rapport sur la crise de décembre 2010-avril 2011, née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection de novembre 2010.

Sur au moins "3.248" personnes tuées durant la crise, la commission a attribué plus de 700 morts aux Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, et environ deux fois plus aux forces armées pro-Gbagbo, le reste des victimes étant pour l'essentiel imputé à des forces non conventionnelles des deux bords.

Régulièrement interpellé par les ONG internationales sur les crimes commis par ses forces durant la crise, en particulier dans l'Ouest, M. Ouattara a réaffirmé mercredi son engagement pour la "lutte contre l'impunité" et promis des poursuites pour tous les auteurs d'"actes répréhensibles".

tmo/sba

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