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Conférence de Téhéran: Rice dénonce le rôle "malfaisant" de l'Iran

09/08/2012 01:46 EDT | Actualisé 09/10/2012 05:12 EDT

L'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice a dénoncé jeudi le "rôle malfaisant" de l'Iran dans la crise syrienne, au moment où se tient à Téhéran une réunion d'une trentaine de pays consacrée à cette crise.

"Il n'y a pas de doute que l'Iran joue un rôle malfaisant, non seulement en Syrie mais plus largement dans la région, par son soutien actif au régime de Bachar al-Assad, a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision américaine NBC qui l'interrogeait sur la réunion de Téhéran.

Pour Mme Rice, l'Iran, le mouvement libanais Hezbollah et Damas ont formé un "axe de résistance". "Cette alliance est mauvaise non seulement pour l'Iran mais pour la région et pour nos intérêts", a-t-elle estimé.

Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a de son côté mis en avant jeudi, à bord de l'avion présidentiel américain, l'existence de "nombreuses preuves démontrant que l'Iran soutient Assad qui tue son propre peuple".

Une conférence "consultative" sur la Syrie, réunie à l'initiative de l'Iran, principal allié régional de Damas, s'est ouverte jeudi à Téhéran en présence de représentants de 29 pays.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Irak, du Pakistan et du Zimbabwe sont présents à Téhéran, où sept autres pays ont envoyé des vice-ministres, les pays restants étant représentés par des diplomates de rang inférieur.

Mme Rice a estimé que la situation sur le terrain "évoluait clairement en faveur de l'opposition" syrienne, ajoutant: "les défections se multiplient, la pression économique s'accentue et l'isolement politique d'Assad s'accroît".

Les Etats-Unis vont continuer à "renforcer l'opposition syrienne, à l'aider politiquement et matériellement" en lui fournissant des moyens de communication ou une aide humanitaire. "Nous allons continuer à faire pression sur le régime Assad jusqu'à ce qu'il s'écroule", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur la possibilité d'établir en Syrie une "zone d'exclusion aérienne" comme en Libye, Mme Rice a semblé en rejeter l'idée, faisant valoir que cela risquait de mener à une intervention terrestre et que le système de défense anti-aérienne de la Syrie "compte parmi les plus perfectionnés du monde".

avz/are/col/sat

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