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USA: le Trésor et la Fed "pris de court" par l'enquête sur SCB et l'Iran (presse)

08/08/2012 11:57 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Le ministère américain du Trésor et la Fed ont été "pris de court" par les accusations portées par un régulateur de New York contre la banque Standard Chartered, soupçonnée d'avoir dissimulé des transactions avec l'Iran, a affirmé le New York Times mercredi.

Le département des Services financiers (DSF) de New York a accusé lundi la banque britannique, qui dément catégoriquement, d'avoir mené avec l'Iran des transactions d'un montant total de 250 milliards de dollars en violation des sanctions américaines contre Téhéran.

Cette injonction "a pris de court d'autres agences qui enquêtaient sur la banque", notamment le Trésor, la Réserve fédérale (Fed) et le ministère américain de la Justice, écrit le quotidien américain, citant des sources proches du dossier.

"Avant lundi, ces autorités ne s'attendaient pas à une action" du régulateur de New York, ajoute le quotidien, qui affirme également que la nature des accusations portées contre la banque fait débat.

"Certains responsables du Trésor se demandent si (le régulateur new-yorkais) n'a pas pris une perspective trop large (...). Ils pensent que certaines des transactions sont certes discutables mais pas nécessairement illégales", écrit le New York Times, qui ajoute par ailleurs que la banque faisait l'objet d'une enquête de la Fed depuis 2010.

"Dans les cas de blanchiment d'argent, les autorités agissent presque toujours de concert. L'injonction (...) contre Standard Chartered a irrité plusieurs autres régulateurs qui se demandent si (l'autorité de New York) n'a pas agi trop vite", selon le journal.

Mercredi, le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mervyn King s'est lui aussi étonné qu'un "seul régulateur, sans les autres, (ait) rendu publics (des faits) alors que l'enquête est toujours en cours".

Sollicité par l'AFP, le Trésor américain n'a pas réagi dans l'immédiat.

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