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Une douzaine de pays à la réunion de jeudi à Téhéran sur la Syrie (ministre)

08/08/2012 07:29 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Douze à treize pays doivent participer à la "rencontre consultative" de jeudi à Téhéran sur la Syrie, a déclaré mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, cité par l'agence officielle Irna.

"La réunion consultative sur la Syrie sera organisée demain jeudi avec la présence de 12 à 13 pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine", a déclaré M. Salehi, sans préciser quels pays allaient participer à la rencontre.

"Notre principal argument est le rejet de la violence et la tenue d'un dialogue national", a-t-il dit, en soulignant que "la volonté de l'Iran est la fin de la violence le plus rapidement possible en Syrie".

M. Salehi tiendra une conférence de presse en début de soirée jeudi, selon un communiqué du ministère.

Le Liban, voisin de la Syrie, et l'émissaire démissionnaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, ont affirmé qu'ils n'enverraient pas de représentant à la réunion de Téhéran.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a de son côté appelé à une solution politique et à l'arrêt des violences en Syrie, a rapporté l'agence de presse Isna.

"La réunion ministérielle de demain et le sommet de l'Organisation de la coopération islamique à la Mecque (14 et 15 août, ndlr) sont une bonne occasion pour régler les problèmes en Syrie à travers par le biais de solutions politiques et non d'affrontements militaires", a déclaré M. Ahmadinejad.

"Tout le monde doit aider les opposants et le gouvernement syriens à se mettre d'accord sur un processus politique visant à assurer les droits des Syriens", a-t-il dit.

L'Iran est le principal allié régional du régime de Bachar al-Assad, confronté depuis la mi-mars 2011 à une révolte qui s'est militarisée au fil des mois.

Téhéran accuse régulièrement les Etats-Unis, l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie d'aider militairement les rebelles syriens.

Les Etats-Unis et l'opposition syrienne accusent quant à eux Téhéran de soutenir le régime du président Assad.

sgh/hj

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