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Un membre d'Al-Qaïda tué après l'explosion d'une voiture piégée au Yémen

08/08/2012 02:59 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Des membres d'une milice alliée de l'armée yéménite ont tué mercredi un combattant d'Al-Qaïda impliqué dans l'explosion d'une voiture piégée devant le domicile d'un de leur chef dans la ville de Jaar (sud), selon le groupe.

"La voiture bourrée d'explosifs a été garée par deux activistes devant la résidence d'Abdellatif al-Sayed et la bombe a été actionnée à distance", a déclaré un membre des Comités de résistance populaire, des supplétifs qui avaient combattu auprès de l'armée pour chasser Al-Qaïda de secteurs du Sud.

Il n'y a pas eu de victimes dans l'attaque. Mais l'un des deux auteurs présumés de l'attentat a été ensuite tué par des membres de la milice qui l'ont pourchassé. "Le second jihadiste a été capturé", a-t-il ajouté.

M. Sayed a ensuite déclaré à l'AFP qu'il se portait bien et que sa milice allait "nettoyer la province d'Abyane (sud) des combattants d'Al-Qaïda en quelques jours".

L'armée a parallèlement arrêté sept membres d'Al-Qaïda dont "un responsable financier, Abou Moussab, et un Somalien" à Jaar, cité qu'elle avait reprise en juin au réseau extrémiste, selon un responsable militaire. "Ils se trouvaient dans un appartement à Jaar et planifiaient des attaques contre l'armée".

Des "ordinateurs et des documents dangereux ont été trouvés chez les membres de cette cellule terroriste", a précisé ensuite le ministère de la Défense sur son site.

Lundi et mardi, treize membres présumés d'Al-Qaïda ont été tués dans des opérations au Yémen, dont un artificier et cinq Arabes non yéménites.

Samedi dernier à Jaar, 49 personnes ont été tuées et 30 blessées dans une attaque visant les supplétifs de l'armée.

Jaar et d'autres localités de la province d'Abyane, qu'Al-Qaïda a contrôlées pendant un an, ont été reprises mi-juin par l'armée et ses supplétifs, au terme d'un mois d'offensive.

Al-Qaïda avait profité de l'affaiblissement du pouvoir central, à la faveur de l'insurrection populaire contre l'ancien président Ali Abdallah Saleh en 2011, pour renforcer son emprise dans l'est et le sud du Yémen.

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