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Un avocat a fait l'objet d'une écoute téléphonique par la SCRS

08/08/2012 07:34 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

TORONTO - Un avocat représentant deux hommes considérés comme des menaces à la sécurité nationale a déclaré mercredi qu'il était stupéfait d'avoir eu confirmation de ses craintes de longue date, à savoir que des agents du gouvernement avaient espionné ses conversations téléphoniques avec ses clients.

Des avocats fédéraux l'avaient pris à partie lorsqu'il avait fait part de ses inquiétudes pour la première fois il y a une décennie, a déclaré Rocco Galati, qui dit avoir appris tout récemment qu'il avait raison depuis tout ce temps.

De mars 1999 à la fin de 2003, Me Galati a représenté deux Égyptiens qui étaient visés par des certificats de sécurité: Mohamed Mahjoub et Mahmoud Jaballah.

Ottawa a estimé que les deux hommes étaient des menaces terroristes en se fiant principalement sur des preuves secrètes que MM. Mahjoub et Jaballah n'ont jamais pu consulter.

Une dizaine d'années plus tard, les deux hommes — qui se trouvaient en prison ou en résidence surveillée même s'ils n'avaient pas été accusés au Canada — luttent toujours pour faire révoquer leurs certificats.

Les avocats de M. Mahjoub ont depuis obtenu accès à des informations démontrant que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et l'Agence des services frontaliers du Canada ont intercepté des communications entre ce dernier et ses avocats, dont M. Galati.

Selon ce dernier, ce type d'écoute téléphonique viole le privilège de confidentialité entre un avocat et son client.

«Je n'ai aucune confiance en la possibilité que ces conversations qui sont résumées sont décrites de façon honnête, exacte ou rendant compte de la vérité, en vertu de mon expérience comme avocat dans de tels dossiers», a déclaré Me Galati, qui n'hésite pas à employer l'adjectif «kafkaïesque» pour qualifier cette histoire.

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