NOUVELLES

Tunisie: la chef d'un parti dit avoir été agressée dans un poste de police

08/08/2012 02:32 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

La dirigeante d'un petit parti politique tunisien, Mariem Mnaouer, a accusé des policiers de l'avoir frappée mercredi dans un commissariat où elle s'était rendue pour effectuer une démarche administrative, selon son témoignage vidéo mis en ligne sur le site d'information Nawaat.

"J'ai accompagné une citoyenne pour qu'elle présente sa candidature à un concours des sapeurs pompiers", démarche pour laquelle il fallait obtenir un accusé de réception au commissariat, raconte Mme Mnaouer, présidente du Parti tunisien, qui n'est pas représenté à l'Assemblée nationale constituante.

Un agent de police présent sur les lieux l'a soudainement insultée, dit-elle.

Après avoir voulu prendre à témoin les personnes présentes, "le chef du poste de police m'a prise par les cheveux, frappée, m'a fait rentrer dans son bureau, m'a menottée, m'a frappée alors que j'étais menottée", raconte-t-elle.

Sur des photos mises en ligne, Mme Mnaouer a montré des contusions aux poignets et à l'épaule.

"Le système du (président déchu) Ben Ali est encore parmi nous et domine. Je compte évidemment porter plainte", a-t-elle conclu.

A l'époque du régime de Zine El Abidine Ben Ali, renversé en janvier 2011 par une révolution, les forces de l'ordre avaient la triste réputation de battre et torturer les détenus. Des organisations de défense des droits de l'Homme estiment que ces pratiques persistent toujours.

Depuis la chute de Ben Ali, les agressions des personnalités politiques par les forces de l'ordre sont néanmoins rares. La dernière en date, celle de Jaouhar Ben Mbarek, figure de l'opposition de gauche, a eu lieu en avril lors d'une manifestation violemment dispersée.

mh/alf/cnp

PLUS:afp