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RDC: le M23 "se félicite" de la déclaration de Kampala sur la guerre à l'est

08/08/2012 01:56 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Le Mouvement du 23 mars (M23) en guerre contre l'armée dans l'est de la République démocratique du Congo "se félicite" du sommet des Etats de la région des Grands Lacs qui devait jeter les bases d'une future "force neutre" censée "éradiquer" les groupes armés opérant dans l'est congolais.

Pour le M23, ces mesures sont des "avancées notables dans la résolution de la crise à l'est" de la RDC qui ont été réalisées en un "temps record; ce dont il se félicite", écrit dans un communiqué Jean-Marie Runiga Lugerero, coordonateur politique du M23.

Réunis à Kampala mardi et mercredi, les dirigeants des onze pays de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont mis sur pied un "sous-comité" ministériel ayant pour tâche de "fournir des détails sur les moyens d'opérer de la force internationale neutre", selon la déclaration finale.

Le sous-comité, présidé par le ministre ougandais de la Défense et composé de ses homologues d'Angola, du Burundi, du Congo, de RDC, du Rwanda et de Tanzanie, devra également "proposer des mesures urgentes (...) afin que les combats cessent définitivement dans l'est de la RDC", selon la déclaration.

Des sanctions pourraient être prises "à l'endroit de ceux qui obstruent le processus de paix", précise par ailleurs le texte.

"Il est désormais clair, pour les chefs d'Etat et de gouvernement de la CIRGL, que le Mouvement du 23 mars n'est pas une force négative, au contraire, un partenaire pour la paix", indique Jean-Marie Runiga Lugerero, alors que la CIRGL a attribué la "détérioration sérieuse de la situation securitaire et humanitaire dans l'est (...) à l'action armée du Mouvement dit M23".

La coordinbation politique du groupe armé avait déclaré "solennellement que les dispositions qui auraient sanctionné ce sommet (de Kampala), ni celles d'autres rencontres (...) auxquelles il n'a pas été convié, (...) ne pourront le rendre débiteur de quelque engagement que ce soit", selon un communiqué publié mardi.

L'ONU et Kinshasa ont accusé le Rwanda de soutenir le M23, actif dans la province du Nord-Kivu, à la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda. Kigali a toujours démenti ces allégations.

Composé d'ex-rebelles intégrés à l'armée congolaise aux termes d'un accord signé le 23 mars 2009 avec Kinshasa, le M23 a pris les armes contre les autorités congolaises en avril. Quelque 250.000 personnes ont été déplacées par les combats.

hab/sba

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