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L'équipe canadienne d'athlétisme a meilleure mine à Londres qu'à Pékin

08/08/2012 11:01 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - Une médaille à Pékin en 2008, une à Londres cette année. Mais il ne faut pas se fier aux apparences: l'équipe canadienne d'athlétisme a meilleure mine au Royaume-Uni qu'en Chine, il y a quatre ans.

«Avec quelques jours à faire, nous sommes déjà en avance sur Pékin au chapitre des 'top-8, top-12 et top-16', relève Martin Goulet, chef de la direction technique d'Athlétisme Canada. Et l'équipe de cette année est plus jeune, avec une moyenne d'âge plus basse d'un an et demi, à 24,8 ans.»

Écarté du podium à Sydney, en 2000, et à Athènes, quatre années plus tard, l'athlétisme canadien part de loin. Mais on estime que les choses sont en voie de changer pour le mieux, au Québec comme ailleurs à la grandeur du pays.

«Nous étions pas mal essoufflés en 2000 à Sydney. Ça faisait pitié. Là, on remonte la pente», déclare Goulet.

À ses sixièmes JO d'été, il affirme côtoyer le groupe d'athlètes le plus professionnel — «et de loin» — dans son attitude et son approche.

«Tous les athlètes m'impressionnent par leur professionnalisme. Ils sont venus ici par affaire. Ils veulent être compétitifs et réussir leur meilleur résultat possible.»

Plusieurs des 45 membres de l'équipe ont d'ailleurs réalisé des records personnels ou leur meilleure performance de la saison, ou encore s'en sont approchés. La grande déception a été la cinquième place du lanceur de poids, Dylan Armstrong, qu'on voyait sur le podium.

«Les choses vont assez bien, les ondes sont positives. Cela dit, la compétition n'est pas terminée et nous aimerions bien aller chercher une deuxième médaille», souligne Goulet.

Le relais, comme Drouin

Le Canada fonde ses meilleurs espoirs sur le relais masculin 4 x 100 mètres, samedi.

Le dirigeant d'Athlétisme Canada parle de «possibilité qui n'est pas évidente», au même titre que c'était possible mais pas évident pour Derek Drouin de remporter une médaille au saut en hauteur, mardi (bronze).

«On ne doit pas oublier que le relais a terminé sixième à Pékin et cinquième aux Championnats du monde de Berlin en 2009, rappelle-t-il. Nous avons eu un problème technique aux Championnats du monde l'an dernier, mais là on a une équipe plus forte et nous avons peaufiné nos techniques.

«Cette année, nous n'avons jamais eu autant de camps d'entraînement qu'au cours des dernières quatre années. Nous n'avons jamais eu autant de compétitions en équipe.

«Nous avons le sentiment que nous serons dans le coup, avance-t-il. Une fois rendu en finale, tout peut arriver. On se dit que si nous arrivons à courir dans les bas 38 secondes, nous serons en bonne position parce que c'est habituellement ce qu'il faut pour être sur le podium. Nous sommes capables de le faire, on verra bien. D'autres équipes pensent comme nous. Ça va batailler ferme.»

La composition du quatuor canadien ne sera connue qu'à la suite des demi-finales du 200 mètres, à laquelle prennent part Jared Connaughton et Aaron Brown, mercredi soir.

La ronde de qualifications du 4 x 100m aura lieu, vendredi, et la finale, le lendemain.

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