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Législatives au Congo: le parti au pouvoir obtient la majorité absolue

08/08/2012 02:05 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

Le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) du président Denis Sassou Nguesso a obtenu sans surprise la majorité absolue à l'Assemblée nationale en remportant 89 des 136 sièges, selon les résultats définitifs publiés mardi soir par le ministre de l'Intérieur.

Le PCT, l'ancien parti unique, au pouvoir depuis 1997, avait déjà obtenu 57 sièges au premier tour du 15 juillet. A l'issue du second tour de dimanche, il en a gagné 32 autres, sur les 67 qui restaient à pourvoir, annoncé le ministre Raymond Zéphirin Mboulou.

Des indépendants proches du parti ont pour leur part remporté 12 sièges, contre 7 élus pour le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI, majorité).

Dans l'ensemble, le PCT et ses alliés ont raflé 117 sièges.

L'union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), premier parti d'opposition, est la seule formation n'appartenant pas au pouvoir à avoir des candidats élus, mais ses résultats sont nettement en baisse: elle n'a obtenu que 7 députés, contre 11 dans l'Assemblée sortante, qui comptait 137 élus.

"Le vote d'hier (dimanche) a connu les mêmes irrégularités et les mêmes fraudes que lors du précédent tour", avait déclaré lundi à l'AFP Martin Kimpo, secrétaire national de l'UPADS, qui avait menacé de bloquer le vote en cas de nouvelles "fraudes" mais n'en n'a rien fait.

Au second tour des législatives, marqué par des incidents dans le sud du pays, "le taux de participation a subi une légère amélioration, mais est resté faible, notamment à Brazzaville", a commenté le ministre de l'Intérieur, sans avancer de chiffre.

Pour celui du 15 juillet -où des heurts dans le centre ont fait trois blessés, dont un par balle- aucun taux de participation officiel n'a été publié, mais l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) l'estimait à 15% seulement.

"L'élection a toujours donné lieu à des contentieux et à des faiblesses dans l'organisation. (...) La démocratie demeure la voie la mieux indiquée pour construire et développer nos nations", a souligné le ministre de l'Intérieur.

Le mandat de l'Assemblée sortante se termine fin août. La nouvelle sera installée dans la première semaine du mois de septembre, selon une source parlementaire.

Cette Assemblée comptera moins d'élus que les 139 prévus à l'origine, car trois circonscriptions de Brazzaville n'ont pu voter faute de révision des listes électorales après l'explosion début mars d'un dépôt de munitions.

La catastrophe a fait près de 300 morts et 17.000 sans abris, dont près de la moitié vit dans des camps de fortune.

lmm/hab/jlb

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