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Les progrès au Zimbabwe seront récompensés par les Etats-Unis (Clinton)

08/08/2012 09:03 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis sauront récompenser les efforts des dirigeants zimbabwéens pour organiser des élections libres, a déclaré mercredi au Cap la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

"Ici en Afrique, la communauté internationale a clairement fait savoir que les habitants du Zimbabwe ont le droit d'avoir leurs voix et leurs votes comptés lors d'une élection libre et équitable", a dit Mme Clinton dans discours à l'Université du Cap occidental.

Elle a exhorté les dirigeants régionaux, y compris le médiateur de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), le président sud-africain Jacob Zuma, à faire pression pour que soit organisé rapidement le référendum devant adopter une nouvelle Constitution, ce qui doit ouvrir la voie à des élections.

"Maintenant, les mêmes dirigeants peuvent aider à accélérer les progrès pour la finalisation et l'adoption de cette Constitution par un référendum crédible, et la tenue d'élections libres et démocratiques supervisées par la communauté internationale", a déclaré Mme Clinton.

"Et si les dirigeants du Zimbabwe tiennent ces engagements, les Etats-Unis sont prêts à répondre en conséquence", a-t-elle promis.

Les Etats-Unis et l'Union européenne maintiennent depuis dix ans des sanctions contre le président Robert Mugabe et ses proches, accusés de dérive autoritaire et de violences politiques.

L'UE a accepté de lever la plupart des sanctions --mais pas contre le président sa famille-- si le pays organise un référendum "crédible" sur une nouvelle Constitution.

Les Etats-Unis ont de leur côté souligné que le Zimbabwe devait prendre davantage de mesures pour endiguer la violence politique avant d'accepter d'assouplir leurs sanctions.

Les partis zimbabwéens se sont mis d'accord en juillet sur un projet de Constitution, mais le texte est désormais ouvertement critiqué par la Zanu-PF, le parti de M. Mugabe.

Le président Mugabe partage le pouvoir avec son principal opposant, Morgan Tsvangirai, au sein d'un fragile gouvernement d'union nationale constitué au début 2009 pour éviter une guerre civile, après une campagne électorale particulièrement sanglante l'année précédente.

L'accord de 2009, parrainé par la SADC, prévoit l'adoption d'une nouvelle loi fondamentale avant l'organisation d'élections censées départager les deux camps. Le processus a pris plus de deux ans de retard.

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