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Les athlètes camerounais disparus pourraient vouloir une nouvelle vie en Europe

08/08/2012 12:29 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - Les sept athlètes camerounais qui ont disparu du village olympique à Londres pourraient être à la recherche de meilleures possibilités en Europe, a confié mercredi un responsable de la délégation camerounaise.

Les athlètes disparus sont le nageur Paul Ekane Edingue, la gardienne de but de l'équipe de soccer Drusille Ngako et cinq boxeurs, Thomas Essomba, Christian Donfack Adjoufack, Abdon Mewoli, Blaise Yepmou Mendouo et Serge Abomo.

Ils disposent de visas britanniques leur permettant de séjourner six mois au Royaume-Uni, a précisé l'attaché de presse Emmanuel Tataw à l'Associated Press, précisant que les cinq boxeurs détenaient également des visas pour tout l'espace Schengen, s'étant entraînés en Italie avant les Jeux. Ces visas leur permettraient de se rendre légalement dans d'autres pays d'Europe, dont la France, qui compte une importante communauté camerounaise et où résident des proches des sportifs.

Emmanuel Tataw a raconté que les boxeurs avaient refusé de donner leurs visas pour les ranger en sûreté au début de leur séjour olympique, ce qui aurait dû être repéré comme un indice de leur volonté de disparaître.

Les autorités sportives camerounaises ont rapporté à l'Associated Press qu'il y avait des signes avant-coureurs dans l'équipe de boxe. Jean Paul Monyemo, entraîneur national adjoint de l'équipe de boxe, a raconté que l'entraîneur en chef, Justin Tchouem, lui avait confié vendredi que l'équipe préparait peut-être sa disparition.

«Mais personne ne pensait qu'ils le feraient si rapidement. Dimanche matin, ils avaient disparu», a-t-il déclaré.

«La plupart du temps, (les sportifs) ne reviennent pas», a reconnu Emmanuel Tataw, soulignant qu'un tel événement était déjà arrivé à des équipes olympiques à Melbourne et à Athènes.

«L'équipe a évidemment soulevé des inquiétudes et la police est évidemment informée», a indiqué Mark Adams, porte-parole du Comité international olympique (CIO). «Mais à ce stade, je ne pense pas qu'il soit nécessaire pour le CIO de s'inquiéter du fait qu'ils dépassent la durée de leur invitation.»

Selon M. Monyemo, les conditions de vie difficiles au Cameroun pourraient avoir incité les athlètes à chercher une vie meilleure à l'étranger.

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