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Le pétrole clôture en baisse à New York après une séance en dents de scie

08/08/2012 03:19 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont terminé une séance hésitante en légère baisse, dans un mouvement de correction après avoir atteint leur plus haut niveau depuis la mi-mai la veille, pénalisés également par une hausse du dollar, dans un contexte économique toujours incertain en zone euro.

Le baril de référence pour livraison en septembre a cédé 32 cents par rapport à la clôture la veille, à 93,35 dollars.

"Ce fut une séance assez chaotique, (...) pénalisée par une baisse générale de l'appétit du risque sur les marchés financiers, et dans le sillage du recul de l'euro" face au dollar, a relevé David Bouckhout, de TD Securities.

Dans un marché faible en volume, de nombreux investisseurs étant absents pour leurs congés estivaux, les courtiers ont notamment digéré la révision à la baisse par la Banque d'Angleterre des perspectives de croissance 2012 au Royaume-Uni et le recul légèrement plus fort que prévu de la production industrielle en Allemagne en juin.

Dans ce contexte d'incertitudes accrues en Europe, le billet vert s'est renforcé face à la monnaie unique, rendant moins attractifs les achats de brut libellés en dollars pour les acheteurs munis d'autres devises.

Du côté du brut américain, les chiffres du département de l'Energie américain (DoE) publiés dans la matinée ont montré que les stocks de pétrole avaient diminué de 3,7 millions de barils lors de la semaine achevée le 3 août, un repli quatre fois plus fort qu'attendu par les analystes, après avoir déjà reculé de 6,5 millions de barils au cours la semaine précédente.

"Mais ces chiffres n'ont finalement pas été si positifs que cela", a pointé M. Bouckhout. Ils faisaient en effet état d'un recul moins prononcé qu'attendu par la fédération professionnelle API qui avait prévu une chute des stocks de 5,35 millions de barils sur cette semaine.

En outre, ces chiffres ont également montré que la demande pétrolière totale a "légèrement reculé" et que la demande d'essence et de produits distillés reste "à des niveaux relativement faibles", a ajouté Torbjorn Kjus, analyste chez DNB Bank.

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