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Le groupe Interpol est aux trousses de Paul Watson, le traqueur de baleiniers

08/08/2012 10:41 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

LYON, France - Le groupe Interpol est aux trousses de Paul Watson, fondateur de l’organisation environnementale Sea Shepherd, qui poursuit ses opérations de perturbations des activités des baleiniers dans le but de contrer l'exploitation des océans.

Mercredi, une «Notice rouge» a été émise par Interpol et diffusée auprès des 190 pays membres de l'organisation. L'Allemagne, le Costa-Rica et le Japon tentent de retrouver le Canadien qui est visé par différents mandats d'arrêt.

Au Costa-Rica, M. Watson est soupçonné d'avoir commis des gestes qui auraient pu entraîner la mort de membres d'un équipage lors d'un incident survenu en avril 2002. Sea Sheaperd réalisait alors un tournage sur la pêche et la mutilation des requins.

Le groupe de Paul Watson aurait ciblé un bateau au large du Guatemala et les pêcheurs ont affirmé que l'organisation a agi de manière menaçante et dangereuse.

De son côté, le Japon soutient que l'organisation de Paul Watson agit comme des terroristes en ciblant les baleiniers nippons, tout particulièrement en Antarctique.

Âgé de 61 ans, Paul Watson a été arrêté en mai par l'Allemagne. Remis en liberté, il a enfreint les conditions qui lui avaient été imposées et a pris la fuite.

Le Costa-Rica avait déjà réclamé l'intervention d'Interpol. Après avoir essuyé un premier refus, il est revenu à la charge et cette fois, Interpol a accepté d'intervenir en publiant une notice.

Interpol précise toutefois que l'avis qui circule n'est pas un mandat d'arrêt international. Il s'agit plutôt d'une demande d'Interpol pour retenir ou arrêter le Torontois, dans la mesure des moyens disponibles, afin qu'il soit extradé vers l'un des pays qui le recherchent.

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