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Le chef du renseignement égyptien mis à la retraite par le président

08/08/2012 11:37 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Le président égyptien Mohamed Morsi a décidé mercredi la mise à la retraite du chef des renseignements Mourad Mouafi et le limogeage du gouverneur de la province du nord-Sinaï, après l'attaque sanglante contre les forces de sécurité dans le Sinaï.

Dimanche, 16 gardes-frontières égyptiens ont été tués dans un attaque attribué à des combattants islamistes, près de la frontière par des avec Israël et l'enclave palestinienne de Gaza.

Dans un communiqué de la présidence, le porte-parole de M. Morsi, Yasser Ali, a annoncé ces mesures sans en donner la raison exacte.

Le général Mouafi avait plus tôt publié un communiqué dans lequel il affirmait que ses services avaient reçu des informations selon lesquelles des activistes voulaient frapper les forces de sécurité dans le Sinaï, et qu'elles avaient été transmises "aux autorités compétentes".

Le nord-Sinaï, jusqu'à présent dirigé par le gouverneur Abdel Wahab Mabrouk, est l'un des plus sensibles d'Egypte et la sécurité s'y est considérablement dégradée depuis la chute du président Hosni Moubarak l'an dernier.

Après l'attaque de dimanche, l'armée a indiqué être engagée depuis mardi soir dans une offensive terrestre et aérienne contre des "terroristes" dans le Sinaï. Ces opérations sont jusqu'à présent un "succès complet", selon le commandement militaire.

Le coup de balai de M. Morsi touche également plusieurs autres responsables de l'armée et des forces de l'ordre, notamment le chef de la Garde républicaine -une unité militaire attachée à la protection de la présidence-, et celui de la police militaire.

Certains limogeages seraient liés à des incidents survenus mardi lors des obsèques au Caire des gardes-frontières, où des manifestants ont tenté de s'en prendre au Premier ministre Hicham Qandil et ont lancé des slogans hostiles aux Frères musulmans, dont est issu M. Morsi, a-t-on indiqué dans l'entourage du président.

D'autres limogeages visent des personnes mises en cause dans la répression meurtrières de multiples manifestations survenues après la chute du régime Moubarak.

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