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La Saoudienne Sarah Attar écrit un nouveau chapitre de l'histoire de son pays

08/08/2012 02:36 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - Deux femmes ayant fait les manchettes internationales à l'extérieur de la piste ont participé aux vagues de qualification du 800 mètres, mercredi aux Jeux de Londres. Il s'agissait de la première course de Caster Semenya et de la seule et unique prestation de Sarah Attar.

Vêtue d'un fichu blanc, d'un chandail vert à manches longues et de collants noirs, Attar est devenue la première Saoudienne à prendre part aux épreuves d'athlétisme des Jeux olympiques.

Appuyée par les quelque 80 000 spectateurs massés dans le Stade olympique, elle a parcouru la distance en 2:44,95 — une quarantaine de secondes derrière le meilleur chrono des qualifications — et n'a pas été en mesure d'atteindre les demi-finales.

«C'est le plus grand des honneurs que d'être ici et de représenter les femmes d'Arabie saoudite, a déclaré Attar. Il s'agit d'un moment historique. J'espère qu'il fera une différence.»

À ses premiers Jeux, trois ans après avoir dû se soumettre à des tests pour déterminer son sexe, Semenya s'est classée deuxième de sa série chez les femmes, en 2:00,71, mercredi.

La Sud-Africaine a été tenue à l'écart de la piste pendant près d'un an pendant que la IAAF, l'organisme qui supervise les compétitions d'athlétisme, évaluait son admissibilité après que Semenya eut remporté les Championnats du monde, à l'âge de 18 ans, en 2009.

Elle a subi les tests exigés, reçu l'aval des dirigeants de la IAAF en 2010, et s'est classée deuxième aux Championnats du monde de 2011. Semenya a été la porte-drapeau de son pays aux cérémonies d'ouverture et se veut un espoir de médailles au 800 mètres.

«Ce fut une course stratégique, je voulais que ce soit une course rapide», a raconté Semenya. «Je dois inscrire un temps inférieur à deux minutes pour être considérée comme une aspirante.»

Également en athlétisme, le Jamaïcain Usain Bolt a facilement acquis son billet pour la finale du 200 mètres avec un chrono de 20,18, le cinquième temps des demi-finales. Son compatriote Yohan Blake a réalisé la meilleure performance de la journée, soit 20,01. La finale aura lieu jeudi.

Plus tôt mercredi, un kayakiste de 36 ans a procuré à la Norvège sa première médaille d'or des Jeux, grâce à Eirik Veras Larsen, vainqueur du K1 sur 1000 mètres devant le Canadien Adam van Koeverden à Dorney Lake. La Hongrie a gagné deux des quatre médailles d'or en canoë-kayak, en K2 masculin et K4 féminin, l'autre allant à l'Allemand Sebastian Brendel en C1.

Au tableau des médailles, pendant ce temps, la Chine et les États-Unis continuaient leur intense bataille pour le sommet du classement. À l'issue du 12e jour de compétition, mercredi, les États-Unis avaient amassé 81 médailles, quatre de plus que la Chine qui dominait cependant au décompte des médailles d'or, 36-34.

La récolte américaine incluait l'or de Brittney Reese au saut en longueur, obtenue en milieu de soirée mercredi grâce à un saut de 7m12, celles d'Allyson Felix au 200 mètres dames, en 21,88, et d'Aries Merritt, au 110 mètres haies, en 12,92.

La Russe Natalya Antyukh a empêché un balayage américain en piste et pelouse, mercredi, remportant le 400 mètres haies par sept centièmes de seconde devant Lashinda Demus.

Aidée par la prestation d'Antyukh, la Russie compte maintenant 52 médailles, dont 11 d'or, alors que les athlètes du Royaume-Uni étaient demeurés à 48 médailles, après leur prolifique journée de mardi, incluant 22 en or.

La Chine a bonifié sa collection de médailles d'or en remportant le tournoi masculin de tennis de table et en taekwondo féminin, chez les moins de 49 kg, grâce à Wu Jingyu.

Mais les États-Unis ont fait de même en volleyball de plage féminin, alors que Kerri Walsh Jennings et de Misty May-Treanor ont vaincu leurs compatriotes April Ross et Jennifer Kessy, 21-16, 21-16.

Plus tôt, les Brésiliennes Juliana et Larissa avaient remporté la médaille de bronze de la discipline, défaisant la Chine en trois manches de 11-21, 21-19 et 15-12.

Enfin, le Japon a réalisé un doublé en lutte libre, chez les femmes. Hitomi Obara et Kaori Icho ont gravi la plus haute marche du podium chez les moins de 48 kg et moins de 63 kg, respectivement.

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