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JO-2012 - L'objet du jour - Eau libre: une +topette+ et ça repart

08/08/2012 11:01 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Tous les nageurs d'eau libre sont unanimes: jamais ils n'abordent une compétition sans une +topette+, ces poches contenant un gel énergétique qui donnent un coup de boost quand le besoin s'en fait sentir.

L'eau libre est entrée au programme olympique il y a seulement 4 ans, aux Jeux de Pékin, avec une seule épreuve au programme, le 10 km, messieurs et dames. Mais le label olympique a rendu la discipline très attrayante et nombreux sont les nageurs de bassin qui se sont tournés vers l'eau libre.

Le principe: nager 10 km en milieu naturel en moins de 2 heures. La plupart du temps, l'épreuve se déroule dans un lac, comme c'est le cas aux JO de Londres, avec le superbe cadre de Hyde Park.

Mais nager pendant 2 heures en peloton, avec des échappées, n'est pas chose aisée. Il faut maintenir son effort. En cas de coup de mou, la +topette+ est là.

La topette ne pèse guère plus de 25 grammes. Elle se présente sous la forme d'une pochette carrée dont il faut déchirer l'extrémité pour pouvoir avaler le gel énergétique, au goût délicieusement sucré.

"On essaie de prendre le moins de temps possible. Moi je me mets sur le dos. Du coup je vais moins vite. J'en ai toujours deux sur moi. Je les utilise en cas de gros pépins. Quand je les prends, c'est que je ne vais pas bien...", raconte Julien Sauvage.

Le Français coince ses topettes sous sa combinaison et s'en sert en plus du ravitaillement en eau, qu'il fait près du ponton à chaque passage (l'épreuve se nage sur une boucle de 2 km).

Sa compatriote Ophélie Aspord, elle, ne nage pas sans avoir 3 topettes sur elle, car elle est en galère quand il s'agit de se ravitailler au ponton. Chaque topette a son rôle. Il y en a une pour le début de course, l'autre pour la fin de course,... Toutes sont placées à un endroit différent du corps, pour qu'il n'y ait pas d'embrouilles au moment de la prise entre les différentes versions de gels.

"Je compte beaucoup sur les topettes. Je prends le temps de les prendre", souligne la jeune nageuse, qui les avale en nageant, sur une respiration.

"Je déchire le sachet avec les dents", explique la nageuse: "Mais une fois, je n'ai pas réussi à l'ouvrir. J'ai tiré si fort avec mes dents que je me suis cassé un bout de dent !"

sc/ol/el

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