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JO-2012 - Les Américains ne conserveront pas leur titre

08/08/2012 05:55 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Les volleyeurs américains ne conserveront pas leur titre olympique après leur défaite dès les quarts de finale contre des Italiens renaissants, 3 à 0 (28-26, 25-20, 25-20), mercredi à Londres.

L'Italie affrontera vendredi en demi-finale le Brésil, triple champion du monde. L'autre affiche opposera la Russie à la Bulgarie.

Il y a quelques mois, la défaite des Etats-Unis n'aurait pas été considérée comme une sensation énorme car l'équipe, renouvelée pour moitié après Pékin, avait obtenu des résultats moyens ces dernières années.

Mais les Américains avaient bonne impression depuis le début du tournoi en battant notamment le Brésil en poule. Mercredi, ils ont été pris à la gorge par la qualité de service des Italiens et par leur pugnacité en défense.

La présence de l'Italie dans le dernier carré est une divine surprise pour l'ancienne grande puissance du volley, trois fois championnes du monde, qui déclinait depuis plusieurs années et avait perdu deux fois en poule.

Ses deux meilleurs attaquants contre les Etats-Unis, Savani et Zaytsev, fils d'un fameux joueur soviétique des années 1970 et 1980, devront sortir un gros match en demi-finale pour espérer un nouvel exploit face au Brésil.

Les Sud-Américains, inégaux en poule, ont écrasé leurs voisins argentins, un peu verts, 3 à 0 (25-19, 25-17, 25-20). Mauvaise nouvelle toutefois pour les médaillées d'argent de Pékin, la blessure de leur pointu Vissotto, touché aux adducteurs.

Le choc entre les Russes et les Polonais, un classique historique du volley, n'a pas tenu toutes ses promesses à cause de la supériorité trop nette des premiers, vainqueurs 3 à 0 (25-17, 25-23, 25-21).

L'équipe russe, la plus grande du tournoi par la taille, à l'image du central Muserskiy (2,18 m), a imposé sa puissance à des Polonais jouant dans le même registre mais un cran en-dessous.

Les Russes, toujours à la recherche d'un titre majeur depuis la fin de l'Union soviétique, tiennent peut-être enfin l'occasion d'être à la hauteur de leur éternel statut de favoris.

Il leur faudra d'abord écarter la Bulgarie, la bonne surprise de ces JO, qui s'est débarrassée facilement de l'Allemagne 3 à 0 (25-20, 25-16, 25-14). Les Bulgares ont du mérite car ils sont arrivés à Londres privés de leur meilleur joueur, Matey Kaziyski, en conflit avec sa fédération. Mais au lieu de baisser les bras, les joueurs des Balkans se sont transcendés, à l'image de leur jeune attaquant Tsvetan Sokolov, auteur de 22 points en quarts.

fbx/jmt

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