NOUVELLES

JO-2012 - Brailsford: "Nos adversaires ne s'y attendaient pas"

08/08/2012 06:38 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Les autres pays ont été surpris par notre domination sur la piste, a estimé mercredi le patron du cyclisme britannique, Dave Brailsford, après la razzia de ses coureurs qui ont remporté sept titres sur dix au vélodrome des JO de Londres.

"Je pense qu'ils ont eu un sentiment de sécurité parce qu'au cours des quatre dernières années, avouons-le, nous n'avons pas été brillants. Nous n'avons pas dominé les Championnats du monde. Ce n'est pas comme ce que nous avions fait à Palma (championnats du monde 2007, un an avant les JO de Pékin)", a remarqué Brailsford.

"Il y a eu une nouvelle génération de poursuiteurs australiens, de sprinteurs allemands. Ils ont obtenu beaucoup de succès. Pendant les compétitions, c'était atroce de se tenir au milieu de la piste et de voir les autres gagner, être plus performants que nous", a ajouté le responsable du cyclisme britannique.

"Nous avons commencé à revenir cet hiver, nous avons fait une bonne Coupe du monde à Londres (en février) et à Melbourne, aux Championnats du monde, nous avons montré des signes que nous étions sur la bonne voie. Je pense qu'ils (les adversaires) ont estimé que les écarts seraient serrés, que les médailles seraient réparties. Ils ne s'attendaient pas à nous voir dominer comme nous l'avons fait", a-t-il poursuivi.

"On ne peut pas maintenir ce niveau d'intensité tous les quatre ans", a souligné Brailsford en évoquant les prochains "Mondiaux" 2014 à Minsk qui devraient être l'occasion de tester les plus jeunes, notamment le sprinteur Philip Hindes: "La dure réalité du cyclisme sur piste, actuellement, c'est que dans les huit dernières années, il y a seulement 10 jours qui ont compté, cinq à Pékin et cinq ici. C'est tout."

Le manager britannique a déploré la décision de réduire la participation à un seul représentant par pays qui limite le nombre de médailles possibles pour un pays. Entre autres dans la vitesse individuelle que Chris Hoy n'a pu disputer.

"Les Jeux sont la plus grande scène et les gens veulent ce qu'il y a de mieux", a plaidé Brailsford. "Indépendamment de la nationalité".

"Le public aurait aimé voir Chris contre Jason (Kenny, champion olympique), ça aurait été un très grand moment", a-t-il ajouté en regrettant, pour faire bonne mesure, l'absence du deuxième sprinteur français, Kévin Sireau, "un bon gars, un grand sprinteur, qui a été fantastique pendant les quatre dernières années".

jd-jm/el

PLUS:afp