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GB: Les athlètes camerounais "disparus" ont des visas

08/08/2012 07:33 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

La disparition de sept athlètes camerounais du village olympique a suscité des rumeurs de demandes d'asile démenties mercredi par le Locog, organisateur des JO de Londres, pour qui les intéressés disposent de visas jusqu'en novembre et "n'ont à ce stade rien fait de mal".

"Ils ont des visas pour rester dans ce pays jusqu'à novembre, donc à ce stade, ils n'ont rien fait de mal", a indiqué la chef de la communication de Locog Jackie Brock-Doyle devant les journalistes.

Locog a confirmé que les dirigeants de la délégation camerounaise avaient rapporté la disparition des athlètes, et a dit avoir transmis l'information à Scotland Yard.

Au Cameroun, un responsable de la fédération de football (Fecafoot) dont est membre une des athlètes - la gardienne de l'équipe de foot féminine - a déclaré qu'il regrettait que les sportifs profitent des Jeux pour immigrer clandestinement.

"Ils (les sportifs) ont le droit d'avoir leurs rêves. Ils ont le droit de se donner les moyens de réaliser leurs rêves mais ils ne doivent pas utiliser les moyens de l'Etat du Cameroun pour le faire (...) Les Fédérations (sportives) ne sont pas là pour servir de pont à l'immigration", a affirmé à l'AFP ce responsable, Junior Binyam.

La fuite des athlètes, selon lui, constitue une "violation flagrante des dispositions réglementaires régissant le fonctionnement des sélections nationales au Cameroun (...) Il n'y a pas de compréhension à avoir (à l'égard des sportifs en fuite)", a-t-il ajouté.

De son côté, un homme politique de la majorité présidentielle Hervé Emmanuel Nkom - ex-dirigeant du club de foot du Dynamo de Douala- estime qu'il faut placer ces défections dans un contexte plus vaste

"Cette disparition est la preuve qu'il y a un problème. C'est une preuve supplémentaire si on en avait encore besoin de l'état de délabrement de notre sport. Le sport est malade au Cameroun", a-t-il dit à l'AFP.

"Je suis triste mais en même temps je comprends. Ce sont des jeunes qui pour des raisons diverses ont envie d'aller s'épanouir sportivement ailleurs", a-t-il ajouté. Le chef de la délégation camerounaise David Ojong avait signalé en début de semaine la disparition au JO de Londres des cinq sportifs de l'équipe de boxe camerounaise, d'un membre de l'équipe de natation et d'une gardienne de but remplaçante de l'équipe de football féminine.

La semaine dernière, trois Soudanais qui avaient participé à l'entraînement mais ne s'étaient pas qualifiés pour les Jeux, ont soumis une demande d'asile politique au Royaume-Uni, selon la délégation olympique soudanaise.

Pour leur part, les Camerounais, qui sont détenteurs de visas juqu'en novembre, n'ont semble-t-il pas fait fait de demande d'asile auprès des autorités britanniques.

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