VAUDREUIL-DORION, Qc - Les déclarations-chocs du candidat vedette de la Coalition avenir Québec, Jacques Duchesneau, sur le financement des partis politiques et la Commission Charbonneau ont encore monopolisé une partie de l'attention, en cette huitième journée de la campagne électorale.

En entrevue au Globe and Mail, l'ancien chef de l'Unité anticollusion a déclaré que des ministres libéraux avaient bénéficié de financement illégal et que cela allait être démontré lors de différents témoignages devant la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction.

La Commission Charbonneau reprendra ses travaux le 17 septembre, 11 jours après le scrutin.

Interrogé également par l'animateur de radio Paul Arcand, du 98,5 FM, plus tôt en matinée, M. Duchesneau n'a pas voulu nommer qui que ce soit, affirmant qu'il ne pouvait le faire sans bénéficier de l'immunité contre les poursuites dont il bénéficiait lorsqu'il avait témoigné devant la commission, en juin.

Il a ajouté que si les procureurs lui avaient demandé des noms à l'époque où il témoignait devant la commission — il a montré du doigt ceux du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal — il l'aurait fait, affirme-t-il aujourd'hui.

En entrevue au Globe and Mail, le candidat de la Coalition avenir Québec dans Saint-Jérôme a ajouté que des témoins devant la commission feront toute la lumière sur ces pratiques qui avaient aussi cours au Parti québécois, non seulement au Parti libéral.

Son chef François Legault a affirmé ne voir «rien de nouveau» dans ces propos de M. Duchesneau comparativement à ce qu'il avait dit lors de son témoignage devant la commission, en juin.

M. Duchesneau avait alors soutenu que 70 pour cent du financement des partis provenait d'argent sale. Et, fait nouveau, il avait aussi affirmé avoir découvert que contrairement à ce qu'il pensait au départ, ce sont non seulement les firmes de génie et de construction qui prenaient l'initiative de faire des dons aux partis politiques, espérant un retour d'ascenseur, mais que c'était également les partis politiques qui demandaient de tels dons à ces entreprises.

Mercredi, M. Legault disait même ne pas vouloir en savoir davantage de la part de son candidat vedette, bien qu'il vienne lui-même du Parti québécois. «Je n'en sais pas plus long que ça et je ne veux pas en connaître plus long», a-t-il répondu aux journalistes, en point de presse à Vaudreuil.

Et s'il ne veut pas en savoir plus long, c'est pour une question de nécessaire séparation des pouvoirs, a-t-il précisé. «C'est très important de séparer l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Nous, on est appelé à être à l'exécutif, donc on n'a pas à aller se mêler du judiciaire, du travail qui a été fait à l'Unité anticollusion», a expliqué M. Legault.

Interrogé à savoir si le fait que M. Duchesneau ne nommait aucun ministre libéral en particulier se trouvait à les éclabousser tous, M. Legault a eu cette réponse cinglante. «Moi, je pense que le Parti libéral est discrédité depuis longtemps. Je ne comprends pas que les ministres et les députés continuent de cautionner le Parti libéral.»

Ces derniers jours, M. Duchesneau et le procureur chef de la commission, Sylvain Lussier, s'étaient mutuellement adressé des reproches, lors d'entrevues accordées aux médias, l'un évoquant des réponses incomplètes, l'autre soutenant qu'on ne lui avait pas posé toutes les questions requises.

Mardi, le chef de la CAQ, François Legault, était allé jusqu'à se demander si le procureur en chef adjoint de la commission qui avait interrogé M. Duchesneau n'avait pas cherché à épargner le gouvernement lorsqu'il l'avait interrogé.

Mercredi, à Coteau-du-Lac, M. Legault a nuancé ses propos, redisant même sa pleine confiance en la juge France Charbonneau et son collègue, l'ancien vérificateur général Renaud Lachance _ comptable de profession, comme lui.

«Oui, j'ai confiance en son impartialité. Mais je maintiens que Me Lussier, en portant des commentaires publics pendant une campagne électorale sur un des témoins de la commission, a manqué à son devoir de réserve, a manqué de jugement», a commenté M. Legault.

«Il a réagi peut-être, dans un premier temps, un peu trop fort en essayant un peu de dénigrer un témoin. Mais j'ai confiance et en Me Lussier et dans les commissaires pour continuer à bien faire leur travail», a ajouté le chef de la CAQ.

Selon M. Legault, toutefois, c'est plutôt Me Lussier qui a atténué ses propos lors d'entrevues subséquentes, notamment lorsqu'il s'est finalement dit satisfait des réponses données par Jacques Duchesneau devant la commission.

Les explications du chef de la CAQ n'ont pas rassuré ses adversaires, qui considèrent les propos de M. Legault comme une attaque contre la commission.

«C'est très dangereux ce qui se passe maintenant, remettre en cause la crédibilité d'une commission que tous les Québécois ont souhaitée, une commissaire qui est une femme intègre, dont tout le monde a salué l'arrivée. Il risque de faire déraper la commission», a commenté la chef du Parti québécois, Pauline Marois, en point de presse à Saint-Siméon.

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  • Jean Charest - Parti libéral du Québec

    Né à Sherbrooke le 24 juin 1958 Marié, père de trois enfants Formation en droit. Admis au Barreau du Québec en 1981. Avant d'entrer en politique: pratique le droit à Sherbrooke Entrée en politique: en 1984, candidat pour le Parti progressiste-conservateur du Canada dans Sherbrooke. Élu député fédéral lors des élections générales à l'âge de 26 ans. <strong>Carrière politique: </strong> Au fédéral, il est nommé ministre d'État à la Jeunesse en 1986 à l'âge de 28 ans. Devient le plus jeune membre d'un cabinet fédéral. Il est ensuite ministre d'État à la Condition physique et au Sport amateur, leader adjoint du gouvernement, président du Comité parlementaire spécial pour le projet de résolution d'accompagnement à l'Accord du lac Meech, ministre de l'Environnement, ministre de l'Industrie et des Sciences, vice-premier ministre, candidat au leadership du Parti progressiste-conservateur du Canada en 1993, chef du Parti progressiste-conservateur, vice-président du Comité national des Québécois pour le Non pendant la campagne référendaire au Québec en 1995. Au plan provincial: il devient chef du Parti libéral du Québec en avril 1998 et chef de l'opposition officielle en décembre de la même année, il est assermenté comme premier ministre du Québec le 29 avril 2003, de nouveau le 18 avril 2007 et le 18 décembre 2008.

  • Pauline Marois - Parti québécois

    Née à Québec le 29 mars 1949 Mariée et mère de quatre enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social, Université Laval et maîtrise en administration des affaires (MBA) aux HEC, Université de Montréal Avant d'entrer en politique: consultante budgétaire, responsable du service animation, coordonnatrice du cours en assistance sociale, directrice générale d'un CLSC, attachée de presse, consultante, directrice de cabinet, professeur à l'Université du Québec à Hull <strong>Carrière politique</strong>: députée de La Peltrie de 1981 à 1985, puis députée de Taillon de 1989 à 2006, puis députée de Charlevoix depuis 2007. Elle a été ministre d'État à la Condition féminine, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, présidente du Conseil du trésor, ministre des Finances et ministre du Revenu, ministre responsable de la Famille, ministre de l'Éducation, ministre de la Famille et de l'Enfance, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Économie et aux Finances, ministre de l'Industrie et du Commerce, vice-première ministre.

  • François Legault - Coalition avenir Québec

    Né à Sainte-Anne-de-Bellevue le 26 mai 1957 Marié, père de deux enfants <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires (comptabilité publique), MBA en finances des HECAvant la politique: directeur du marketing chez Québécair, cofondateur d'Air Transat en 1986, en devient le pdg jusqu'en 1997. Administrateur de sociétés comme Provigo, Culinar, Sico. Fellow de l'Ordre des comptables agréés du Québec. <strong>En politique</strong>: élu député péquiste de Rousseau en novembre 1998. Réélu en 2003, 2007 et 2008. Ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Éducation et aux Jeunes, ministre de l'Éducation, ministre d'État à l'Éducation et l'Emploi, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux. En 2011, il fonde un nouveau parti, la Coalition avenir Québec.

  • Françoise David - Québec solidaire

    Née à Montréal en 1948 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en service social (organisation communautaire) de l'Université de MontréalAvant la politique: travaille en service social dans le quartier centre-sud de Montréal, coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Elle organise notamment la Marche des femmes contre la pauvreté «Du pain et des roses» et la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence en 2000. <strong>En politique</strong>: porte-parole du mouvement Option citoyenne, puis porte-parole de Québec solidaire lors de sa création en 2006. Candidate pour Québec solidaire en 2007 et 2008 dans Gouin où elle termine deuxième.

  • Amir Khadir - Québec solidaire

    Né le 12 juin 1961 à Téhéran, en Iran. Immigre au Québec à l'âge de 10 ans. Marié et père de trois filles. <strong>Formation</strong>: baccalauréat en physique Université de Montréal, maîtrise en physique Université McGill, doctorat en médecine Université Laval, spécialité en microbiologie-infectiologie Université de MontréalCarrière avant la politique: médecin microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier Pierre-Le-Gardeur à Lachenaie. A fait partie de la Coalition des médecins pour la justice sociale, a fait des missions pour Médecins du monde en Irak, en Afghanistan et en Palestine. A présidé le conseil d'administration du SUCO. <strong>Carrière politique</strong>: candidat du Bloc québécois dans Outremont en 2000, candidat de l'Union des forces progressistes dans Mercier en 2003, premier député élu de Québec solidaire dans Mercier en 2008

  • Jean-Martin Aussant - Option nationale

    Né à Sorel-Tracy le 1er juin 1970 <strong>Formation</strong>: baccalauréat en administration des affaires et études en actuariat, Université Laval; maîtrise en sciences économiques, Université de Montréal; études au doctorat en analyse économique, Université Autonoma de Barcelone, Espagne. Avant d'entrer en politique: agent de recherche au CIRANO, vice-président Morgan Stanley Capital International, gestionnaire de portefeuille principal, Investissements PSP. <strong>Carrière politique</strong>: élu député de Nicolet-Yamaska aux élections générales du 8 décembre 2008 sous la bannière du Parti québécois. Porte-parole de l'opposition officielle pour les dossiers de développement économique, institutions financières, commerce international. Il quitte le Parti québécois en juin 2011, siège comme indépendant, puis annonce la création d'Option nationale.

  • Répartition des 125 sièges à la dissolution de l'Assemblée nationale

    Parti libéral du Québec (forme le gouvernement): 64 députés Parti québécois (forme l'opposition officielle): 47 députés Coalition avenir Québec: 9 députés Option nationale: 1 député Québec solidaire: 1 député Indépendants: 2 députés Circonscriptions vacantes: 1 (Bourassa-Sauvé) <strong>Résultats du scrutin du 8 décembre 2008</strong> Parti libéral du Québec: 1 366 046 votes (42,08 %) Parti québécois: 1 141 751 votes (35,17 %) Action démocratique/Équipe Mario Dumont: 531 358 votes (16,37 %) Québec solidaire: 122 618 votes (3,78 %) Taux de participation: 57,43 % ou 3 295 914 votes Bulletins valides: 3 246 333 ou 98,5 %


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  • Pauline Marois et sa candidate Djemila Benhabib, victime de racisme de la part du maire de Saguenay Jean Tremblay

  • Jean Charest présente des engagements envers les jeunes

  • Jean Charest à la rencontre de futurs électeurs

  • Jean Charest pendant le congrès des Jeunes libéraux

  • Pauline Marois prend une petite fille dans ses bras

  • Pauline Marois a fait allusion au poids du candidat caquiste Gaétan Barrette

  • François Legault prononce un discours

  • François Legault visite une entreprise de tomates biologiques

  • Jean Charest présente ses engagements pour les enfants fréquentant l'école primaire

  • Jean Charest visite un établissement industriel

  • François Legault dans une épicerie

  • François Legault répond aux questions des journalistes

  • Pauline Marois, bébé dans les bras

  • Pauline Marois promet l'intégrité dans son équipe à la suite d'un discours

  • Manon Massé, la députée de Québec solidaire qui fait bien jaser

  • Jacques Duchesneau est présenté comme nouveau candidat

  • Legault tout sourire: Jacques Duchesneau serait candidat pour la CAQ.

  • Gaétan Bolduc... heu, Barrette.

  • Jean Charest et son candidat Alain Paquet

  • Jean Charest auprès de futurs électeurs

  • Jean Charest à Saint-Hyacinthe

  • Pauline Marois prononce un discours

  • Pauline Marois se rend au marché Atwater

  • ...et prend le métro avec Léo.

  • Le député indépendantiste Pierre Curzi prête main-forte à Jean-Martin Aussant

  • Le chef d'Option nationale auprès de ses partisans

  • Léo Bureau-Blouin et Pauline Marois annoncent les promesses du PQ en matière d'éducation

  • Jean Charest en entrevue à Radio X, à Québec

  • François Legault avec la candidate Sylvie Roy et Maude Cohen

  • François Legault avec la candidate Sylvie Roy et Maude Cohen

  • Amir Khadir et François David le jour du déclenchement des élections

  • Jean Charest annonce le déclenchement des élections


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  • Une affiche électorale bien placée!

  • Reservoir Dogs, version libérale

  • Un air de ressemblance avec la famille Slomeau?

  • On sourit!

  • L'économie d'abord ou... quoi?

  • Sarko se marre, Charest se barre.

  • OK, on joue. Suis-je un animal? Un objet? Est-ce que j'ai les cheveux frisés?

  • Oh, là, je t'ai cassé!

  • Un p'tit banc, peut-être?

  • Gaz de schiste: Wo!

  • Une oeuvre contemporaine... mal placée

  • Le retour de BiBi

  • Peace.

  • Attention, elle va tomber sur le micro...

  • C'est ce qu'on appelle avoir les deux yeux dans la graisse de bine

  • Père Noël, pouvez-vous devancer mon cadeau cette année?

  • Pas sûre que je veux y toucher...

  • Oh, le beau chapeau!

  • Mais où avais-je la tête? Ah oui! Entre deux jongleurs!

  • Pauline est contente

  • Un supporter... un peu trop affectueux

  • Un jeune qui ne pense qu'à la "belle vie"

  • Ce n'est pas le salut que vous croyez

  • Passionnant, passionnant...

  • Eh boy, des élections? Pas déjà!

  • Le gars à côté, il fait des niaiseries gros comme ça!


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  • 7 novembre 1998

    François Legault a été nommé ministre de l'Industrie et du Commerce par Lucien Bouchard, mais devait d'abord être élu. On le voit ici lors d'un rassemblement à Saint-Roch-de-l'Achigan avec sa femme. (PC/Paul Chiasson)

  • 23 février 2000

    Au Sommet du Québec et de la jeunesse, avec son premier ministre Lucien Bouchard et Jean Charest, alors chef de l'opposition. (CP PHOTO/Jacques Boissinot)

  • 13 novembre 2001

    François Legault, alors ministre de l'Éducation et de l'Emploi, félicite deux nouveaux venus au cabinet des ministres, Rita Dionne-Marsolais et Richard Legendre. (CP PHOTO/Jacques Boissinot)

  • 12 janvier 2009

    La chef de l'opposition Pauline Marois en compagnie de François Legault, alors critique péquiste en matière de Finances. (PC/Jacques Boissinot)

  • 25 juin 2009

    François Legault quitte l'Assemblée nationale après avoir annoncé son retrait de la vie politique. (PC/ Jacques Boissinot)

  • 21 février 2011

    L'ancien ministre François Legault et l'homme d'affaires Charles Sirois annoncent la création de la Coalition pour l'avenir du Québec, qui deviendra par la suite un parti. (PC/Jacques Boissinot)

  • 14 novembre 2011

    François Legault dévoile les couleurs de son nouveau parti, la Coalition avenir Québec. (PC/Jacques Boissinot)