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Des bobsleighs dans un parc de Londres pour promouvoir les JO de Sotchi

08/08/2012 07:06 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Alors que les JO d'été battent leur plein à l'est de Londres, à l'autre bout de la capitale, les Russes font la promotion dans le parc de Kensington de "leurs" JO d'hiver en 2014 dans la station de Sotchi, avec force équipements high-tech et ambiance hivernale garantie.

Simulateurs de bobsleigh et démonstrations de patinage plongent le visiteur dans une sorte de "Sotchi au pays des merveilles hi-tech" avec l'ambition de les attirer dans la station balnéaire du bord de la Mer noire.

Sotchi a emporté les JO d'hiver de 2014 en 2007, grâce à l'intense lobbying du président Vladimir Poutine, fanatique de sports.

Les visiteurs du pavillon russe peuvent s'essayer au hockey sur glace et au curling -sur un sol de plastique- conduire une navette fictive de l'aéroport de Sotchi au parc olympique, et tenter une dégustation de cuisine russe, du boeuf Stroganoff aux blinis.

Le personnel montre obligeamment comment se servir du service de traduction par téléphone qui sera en service pour les jeux. Des écrans tactiles déroulent des faits et chiffres innombrables sur la future ville hôte des JO d'hiver, et au cinéma, la 3D et des jets de fumée transportent le spectateur dans une ambiance neigeuse.

"Je suis assez impressionnée par ce qu'ils ont fait là", commente Maria Aleksandrova, un oeil sur son jeune fils attiré par l'échiquier géant du "parc Russie", une aire de jeu située à quelques minutes du pavillon de Sotchi.

"C'est super, et on apprécie vraiment que ce soit gratuit", ajoute la femme d'affaires russe, qui a débarqué de Moscou il y a cinq ans.

Beaucoup de visiteurs sont des Russes venus voir sur écrans géants les compétitions.

"C'est bien, parce qu'on peut voir les sportifs russes, alors qu'à la télévision britannique ils ne montrent que leurs sportifs!" explique Kazbech, 29 ans, qui fait partie d'un groupe folk caucasien recruté pour illustrer la culture russe.

Mais le pavillon de Sotchi attire aussi une audience internationale. Mardi, une queue modeste se formait à l'entrée, non loin de l'horloge géante qui décomptait les 549 jours avant les Jeux d'hiver.

Beaucoup venaient de Hyde Park, tout près des jardins de Kensington, où venaient de se dérouler les épreuves de triathlon.

"C'est très bien qu'ils présentent la ville hôte des prochains Jeux, parce que je ne pense pas que tout le monde connaisse Sotchi", estime Stephanie Smith, une jeune spectatrice californienne venue pour le triathlon.

"La technologie qu'ils montrent est vraiment cool", ajoute la jeune femme, qui s'est décidée avec son amie Margaret Tovar à venir aux JO de Londres la semaine dernière sur un coup de tête.

Mais la technologie et les paysages russes enneigés n'ont pour l'instant pas réussi à les convaincre de quitter les rivages ensoleillés de la Californie pour Sotchi.

"La Russie en hiver, c'est peut-être un peu froid pour nous", lance Margaret, imperméable aux faits: Sotchi bénéficie en réalité d'un climat très doux, avec des températures tombant rarement en-dessous de zéro.

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