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Cameroun/JO: Inquiétudes à la Fédération de boxe après la fuite d'athlètes

08/08/2012 03:35 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

Le président de la Fédération camerounaise de boxe Bertrand Magloire Mendouga a fait part mercredi à l'AFP de ses inquiétudes après la fuite de 7 athlètes camerounais, dont 5 boxeurs, du Village olympique à Londres, précisant qu'il n'avait "aucune nouvelle" d'eux.

"Il s'agit de l'ensemble de l'équipe des boxeurs envoyés à Londres. Nous n'avons pas de leurs nouvelles. Ils jouent aux morts", a expliqué M. Mendouga.

"Je suis plus qu'inquiet. Je suis dépité et j'ai mal parce qu'il il y a une série de conséquences à la suite de la fuite de nos boxeurs", a-t-il affirmé.

"Ce scénario n'était pas prévu car nous avions mis en place un programme avec l'Association internationale de boxe amateur pour encadrer ces garçons au-delà des jeux Olympiques, mais je ne sais quelle réponse nous allons donner à nos interlocuteurs du programme", a-t-il ajouté.

"Ce sera difficile de faire, à nouveau, inviter nos boxeurs à l'étranger et donc d'obtenir des visas auprès des ambassades. Le crédit confiance dont nous disposions s'est émietté. Il va falloir travailler à créer un nouveau climat de confiance vis-à-vis des pays étrangers", a-t-il poursuivi.

"Mais au-delà de tout cela il y a un problème que ces garçons pose qui est celui de leur devenir", a-t-il souligné.

"Ils (les boxeurs) ont tout donné au Cameroun notamment en Afrique où le pays a été célébré grâce à leurs victoires. En retour qu'est-ce qu'ils ont reçu? Qu'est-ce que le Cameroun fait pour assurer l'avenir de ses athlètes. Ce sont des vrais questions pour lesquelles je n'ai pas de réponses", a-t-il dit.

De source officielle, sept sportifs camerounais ont disparu du village olympique alors qu'ils faisaient partie de la délégation camerounais.

Cinq des disparus sont des boxeurs.

"Il y a 16 ans, nos athlètes ont fait défection lors des jeux Olympiques. C'était le cas, il y 12, 8, 4 ans et aujourd'hui. Si rien n'est fait (pour créer de bonnes conditions de travail au Cameroun), dans 4 ans, on parlera de la même chose", a-t-il conclu.

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