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Autocars Acadian: les gouvernements provinciaux ne veulent pas intervenir

08/08/2012 05:29 EDT | Actualisé 08/10/2012 05:12 EDT

HALIFAX - Deux des trois gouvernements provinciaux des Maritimes ont indiqué que tout espoir d'aide pour le service d'autocars interurbains de la région réside dans l'ouverture à la concurrence de ce marché réglementé, et non pas en offrant des subventions ou en lançant un service public.

Les ministres des Transports du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard ont déclaré mercredi qu'ils étaient ouverts à l'idée de permettre au secteur privé de concurrencer pour permettre le maintien d'un service de transport régional, après la fin des activités d'Acadian l'automne prochain.

La compagnie mère Orléans Express a annoncé mardi qu'elle mettrait fin au service d'ici le 30 novembre parce qu'elle ne pouvait plus absorber les coûts d'exploitation de circuits non rentables. L'entreprise indique qu'elle a perdu près de 12 millions $ depuis l'achat de ce service d'autocars en 2004.

Le ministre néo-brunswickois Claude Williams a fait part de sa déception concernant la décision du transporteur, mais a dit comprendre que plusieurs circuits en régions n'étaient pas rentables.

M. Williams a ajouté que son gouvernement mène présentement sa propre révision de la réglementation touchant aux autocars interurbains, et qu'il prévoit en discuter avec ses homologues des deux autres provinces au cours des prochains jours.

Le transport interurbain par autocars est réglementé au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, où Acadian possède l'exclusivité des circuits qu'elle exploite. La compagnie soutient que cette exclusivité permet aux circuits rentables de compenser pour ceux qui ne le sont pas, particulièrement ceux qui desservent les petites localités. Au final, cela n'a toutefois pas été le cas.

Une fédération étudiante nationale a fait part de son inquiétude à propos de la disparition d'Acadian. Rebecca Rose, responsable dans les Maritimes pour la Fédération canadienne des étudiants, a déclaré mercredi que la perte du service toucherait particulièrement les étudiants qui ont besoin des autocars pour se déplacer.

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