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Amnesty s'inquiète de la violence des bombardements sur Alep

08/08/2012 02:14 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

Amnesty International a dénoncé la violence des bombardements de l'armée syrienne sur la ville d'Alep, en partie tenue par les rebelles, s'appuyant sur des images satellitaires montrant l'utilisation d'armes lourdes sur des zones résidentielles.

Selon Amnesty, les images montrent à Alep et dans la petite ville voisine d'Anadan plus de 600 cratères formés par l'impact d'obus d'artillerie et démontrant la violence des combats autour de la deuxième ville du pays, située dans le nord-ouest près de la frontière turque.

"Amnesty International entend envoyer clairement le message à ceux qui se battent des deux côtés: Toutes les attaques contre les civils seront documentées de manière à ce que leurs auteurs aient à rendre des comptes", a affirmé, cité dans le communiqué, Christoph Koettl, responsable des opérations d'urgence auprès d'Amnesty International USA.

Des images prises le 31 juillet montrent notamment ce qui semblent être des cratères d'obus près d'une zone résidentielle d'Anadan.

"L'armée syrienne et les combattants de l'opposition doivent tous deux adhérer aux lois humanitaires internationales qui interdisent formellement le recours à des tactiques et à des armes qui ne font pas la distinction entre les cibles militaires et civiles", poursuit Christoph Koetll.

L'armée syrienne est en train de masser des troupes autour d'Alep où de violents combats se déroulent depuis le 20 juillet.

Le chef de la mission des observateurs des Nations unies en Syrie le Général Babacar Gaye avait également déjà exprimé lundi sa préoccupation pour le sort des civils encore coincés dans cette ville de 2,7 millions d'habitants.

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