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Trois membres présumés d'Al-Qaïda tués dans le sud du Yémen

07/08/2012 09:58 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

Trois membres présumés d'Al-Qaïda ont été tués et deux autres arrêtés mardi lors d'un échange de tirs avec des militaires et des supplétifs de l'armée à Jaar, dans le sud du Yémen, selon un responsable local.

Un chef des Comités de résistance populaire, de supplétifs de l'armée, Abdellatif Sayed, a été blessé dans ces accrochages survenus lors d'une perquisition des militaires et des supplétifs dans une maison où se cachaient des insurgés, a ajouté le responsable, Mohsen Ben Jamila.

Deux membres présumés d'Al-Qaïda ont été tués sur place et trois capturés, dont l'un, blessé, a succombé à l'hôpital Razi de Jaar, a-t-il précisé.

Lundi, M. Ben Jamila avait fait état de l'arrestation de quatre autres membres présumés d'Al-Qaïda, soupçonnés d'implication dans l'attentat suicide de samedi soir à Jaar.

Au moins 45 personnes avaient été tuées et 34 blessées dans cette attaque visant les Comités de résistance populaire, attribuée à Al-Qaïda.

Jaar et d'autres localités de la province d'Abyane, qu'Al-Qaïda a contrôlées pendant un an, ont été reprises mi-juin par l'armée et ses supplétifs, au terme d'un mois d'offensive.

Par ailleurs, deux membres présumés d'Al-Qaïda ont été tués dans des raids menés par des drones lundi soir contre une position d'Al-Qaïda près de Radah, un ancien bastion du réseau islamiste dans le centre du Yémen, a indiqué mardi une source tribale.

"Deux membres d'Al-Qaïda, dont un chef local du réseau Abou Oussama al-Marabi, ont été tués dans les raids", a déclaré à l'AFP cette source, sans fournir d'autres détails.

Les raids avaient pris pour cible des combattants d'Al-Qaïda, qui s'étaient rassemblés au cours des deux derniers jours dans les régions d'Al-Hammah et d'Al-Manassah, près de Radah, dans la province de Bayda, à 170 km au sud-est de Sanaa, avait-on indiqué lundi de sources tribales sans donner de bilan.

Des centaines de combattants d'Al-Qaïda avaient, en janvier, pris brièvement le contrôle de Radah, avant de s'en retirer sous la pression des tribus fortement armées et hostiles au réseau extrémiste.

Les insurgés étaient alors conduits par Tarek al-Dahab, un chef d'Al-Qaïda tué à la mi-février dans une attaque à Al-Manassah, son fief familial.

Tarek al-Dahab était le beau-frère de l'Américano-yéménite Anwar al-Aulaqi, imam d'Al-Qaïda assassiné en septembre au Yémen dans un raid américain.

Le réseau extrémiste avait profité de l'affaiblissement du pouvoir central, à la faveur de l'insurrection populaire contre l'ancien président Ali Abdallah Saleh en 2011, pour renforcer son emprise dans l'est et le sud du Yémen.

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