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Ravalomanana s'insurge contre l'enquête ouverte contre lui en Afrique du Sud

07/08/2012 06:45 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

L'ancien président malgache Marc Ravalomanana a jugé mardi que les accusations portées contre lui étaient "complètement fausses", après l'ouverture d'une enquête contre lui pour crimes contre l'humanité par la justice sud-africaine.

M. Ravalomanana a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité à Madagascar, après la mort de plusieurs dizaines de manifestants abattus par sa garde présidentielle lors des émeutes qui ont entraîné sa chute en 2009.

"Après m'avoir chassé de mon pays, littéralement sous la menace des armes, le régime putschiste illégal a organisé un simulacre de tribunal, un procès à grand spectacle contre moi", a-t-il déclaré dans un communiqué publié en Afrique du Sud, où il vit en exil.

Pour le président déchu, la plainte déposée contre lui en Afrique du Sud est "une tentative délibérée (...) d'induire en erreur les Sud-Africains en leur faisant croire que je suis coupable d'un crime alors que c'est tout simplement faux".

Un groupe malgache, l'Association des martyrs de la place Antaninarenina (une place d'Antananarivo), a déposé plainte il y a quatre mois auprès du parquet sud-africain, et celui-ci a confirmé dimanche qu'il avait ouvert une enquête.

"Le régime qui a commis un coup d'Etat violent et illégal à Madagascar fait cela dans le cadre de sa lutte désespérée pour empêcher mon retour inconditionnel (à Madagascar) afin de me présenter à des élections libres et équitables, surveillées par la communauté internationale", a commenté M. Ravalomanana.

Marc Ravalomanana a publié son communiqué alors qu'il venait d'arriver aux Seychelles où il doit rencontrer mercredi l'homme qui l'a renversé, Andry Rajoelina.

Sommés par leurs voisins de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) de se mettre d'accord, les deux hommes se sont déjà vus aux Seychelles il y a quinze jours, mais ils n'ont pas réussi à aplanir leurs différends.

Une élection présidentielle est théoriquement prévue en mai 2013.

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