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Québec: une campagne législative riche en promesses financières

07/08/2012 11:09 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

La campagne électorale pour les législatives québécoises du 4 septembre prochain est d'ores et déjà riche en promesses financières, dont celle d'un parti d'opposition, la Coalition Avenir Québec (CAQ), de réduire l'impôt sur le revenu de mille dollars par an.

Le dirigeant de la CAQ (centre droit), François Legault, a lancé mardi cette proposition qui doit s'appliquer graduellement aux familles de la classe moyenne dont le revenu annuel est inférieur à 100.000 dollars.

Il se propose notamment d'abolir la taxe santé, introduite par le gouvernement libéral sortant, qui est de 200 dollars par personne, donc de 400 dollars par couple, et de réduire graduellement de 600 dollars l'impôt sur le revenu.

Affirmant que les Québécois sont actuellement les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord, M. Legault a affirmé pouvoir financer ces allègements grâce au "Grand Ménage", élément central de son programme, qui se traduit par la lutte contre la corruption, la bureaucratie et le gaspillage.

Le Premier ministre libéral sortant, Jean Charest, a immédiatement réagi qualifiant la proposition de la CAQ de "pas crédible et totalement irresponsable". Il a affirmé que le Québec devait chercher avant tout à équilibrer son budget.

L'initiative de la CAQ s'inscrit dans toute une série de promesses chiffrées avancées par les partis politiques québécois pour séduire les électeurs.

Ainsi Jean Charest s'est engagé à créer 250.000 nouveaux emplois d'ici 2017, et à soutenir, par des crédits d'impôt, les "travailleurs expérimentés", repoussant à plus tard leur départ à la retraite, ainsi que les travaux de "rénovation verte" dans la résidence principale.

Le Parti Québécois de Pauline Marois a proposé, de son côté, d'accroître fortement les redevances versées par les sociétés minières, de créer une Banque du Développement du Québec pour aider notamment la création de PME, et de mettre en place un système d'assurances destiné à couvrir les coûts du vieillissement de la population comme ceux des soins à domicile.

via/are

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