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Pratt & Whitney est vivement critiquée aux É.-U. pour avoir vendu à la Chine

07/08/2012 05:59 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Deux sénateurs américains influents demandent à l'administration Obama d'imposer des sanctions plus sévères à l'entreprise aérospatiale canadienne Pratt et Whitney, qui a admis avoir des logiciels militaires en Chine, en violation de la loi américaine.

Pratt & Whitney, qui appartient au géant américain de la défense United Technologies Corporation (UTC), a admis lors d'un règlement de cause il y a quelques semaines, avec le département américain de la Justice, qu'elle avait, en compagnie de Hamilton Sundstrand, une autre filiale d'UTC, vendu des logiciels qui pourraient permettre à la Chine de compléter la mise au point de son premier hélicoptère d'attaque.

Les sénateurs John McCain et Carl Levin, qui siègent au comité des forces armées du Sénat, ont demandé à la Maison-Blanche de punir Pratt & Whitney au-delà de l'amende de 75 millions $ US déjà imposée aux deux entreprises.

Dans une lettre adressée aux secrétaires d'État et de la Défense Hillary Clinton et Leon Panetta, les deux sénateurs demandent au Pentagone d'envisager d'empêcher Pratt & Whitney, sise à Longueuil, d'obtenir des contrats militaires américains.

Le département américain de Pratt & Whitney est chargé de fabriquer les moteurs du controversé chasseur F-35.

Washington a imposé à la Chine un embargo sur les armes après le massacre de la Place Tiananmen en 1989. Les restrictions touchent entre autres les technologies «à usage double», qui se retrouvent au coeur de la présente affaire.

Selon un rapport du département américain de la Justice, Pratt & Whitney Canada visait à devenir le fournisseur unique du marché des hélicoptères civils en Chine, un magot de 2 milliards $ US par année, et ont pris un «risque calculé».

Les deux entreprises fautives auraient également commis une série de violations administratives il y a plusieurs années, sans que les problèmes aient été réglés.

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