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Plus de 22.000 Irakiens ont fui les violences en Syrie (ONU)

07/08/2012 09:02 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

Plus de 22.000 Irakiens résidant en Syrie ont fui les violences et sont rentrés dans leur pays d'origine en moins de trois semaines, rejoignant 12.000 Syriens réfugiés en Irak, a indiqué mardi un responsable de l'agence de l'ONU pour les réfugiés.

"Entre le 18 juillet et hier (lundi), 22.300 réfugiés irakiens se sont enregistrés" en Irak à leur retour de Syrie, a déclaré la représentante du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) en Irak, Claire Bourgeois, lors d'une conférence de presse à Bagdad.

Elle a également indiqué qu'entre le 1er janvier et le 6 août, 12.600 Syriens avaient fui vers l'Irak.

La répression brutale menée par le régime syrien pour contrer le mouvement de contestation hostile au président Bachar al-Assad qui s'est mué en insurrection armée, a poussé à l'exode plus de 200.000 Syriens.

"Le problème des réfugiés syriens, et celui des (Irakiens) rentrant au pays, s'ajoutent au problème du gouvernement irakien et du peuple irakien" a souligné devant la presse le représentant de l'ONU en Irak, Martin Kobler.

"Nous avons déjà dans le pays (...) 1,3 millions de personnes déplacées", a-t-il ajouté, faisant référence aux Irakiens vivant dans leur pays mais ayant dû fuire leur domicile, notamment en raison des violences.

Et les milliers d'Irakiens rentrés de Syrie ces dernière semaines pourraient être imités par de très nombreux autres compatriotes.

Selon le HCR, il y avait fin mai en Syrie 87.000 réfugiés irakiens et Mme Bourgeois a dit s'attendre "à ce qu'environ 50% de cette population rentre en Irak".

De plus, ces 87.000 réfugiés irakiens ne représentent "qu'une petite proportion de la population irakienne totale en Syrie", a-t-elle ajouté, précisant que parmi les Irakiens rentrés au pays, il n'était pas possible dans l'immédiat d'établir le nombre de ceux qui résidaient en Syrie sous le statut de réfugiés.

Mme Bourgeois a indiqué que les réfugiés syriens qui cherchaient à être envoyés vers des Etats tiers pourraient continuer cette démarche en dépit de leur retour au pays.

"Pour ceux qui sont en cours de réinstallation, s'ils se font connaître des bureaux du HCR (en Irak), nous pourrons continuer à traiter leurs cas", a-t-elle déclaré, ajoutant que cette décision inhabituelle avait été prise eu égard au fait que ces réfugiés avaient dû à nouveau fuir des violences dans leur pays hôte.

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