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Martine Dugrenier a le soutien de sa mère, son frère et son demi-frère

07/08/2012 07:10 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - Sa mère est à Londres et son frère va organiser un grand rassemblement public à Mascouche le jour de sa compétition, mercredi. Son demi-frère, lui, affiche fièrement ses couleurs sur la remorque de son centre de pneus et de mécanique à Repentigny. Les Jeux olympiques sont assurément une affaire de famille pour la lutteuse Martine Dugrenier.

La Montréalaise de 33 ans disputera l'épreuve de style libre chez les 63 kg. Tout un duel l'attend à son premier combat puisqu'elle affrontera Kaori Icho. Cette Japonaise de 28 ans a remporté sept championnats du monde et est la double championne olympique en titre. Dugrenier s'est d'ailleurs inclinée contre elle, en 2008 aux JO de Pékin, en route vers la cinquième place.

Le soutien concret de sa mère Claire Houle, qui est dans la capitale anglaise depuis le week-end, ne sera donc pas de trop.

«C'était son rêve de venir me voir aux Jeux, a indiqué Dugrenier au cours d'un échange de courriels avec La Presse Canadienne. Elle est ma plus grande partisane et celle qui m'a soutenue le plus dans la poursuite de mon rêve. Je suis contente qu'elle puisse réaliser un de ses rêves. Elle a toujours tout fait pour ses enfants. Si nous, les athlètes, faisons de grands sacrifices, ma mère en a fait des gros.»

Son frère, Pascal Dugrenier, enverra quant à lui des ondes positives depuis Mascouche, où se tiendra mercredi un grand rassemblement d'environ 400 personnes qu'il a lui-même organisé. Il a l'habitude car cet auteur-compositeur de chansons, qui a publié des albums à son compte, organise ses propres spectacles.

«C'était un rêve pour lui de faire un spectacle et un disque, avait indiqué Dugrenier avant son départ pour Londres. Il était électricien et il installait des thermopompes quand, à un moment donné, il en a eu assez. Il a décidé de tenter sa chance comme organisateur d'événements, et il a aussi commencé à chanter. Il a vécu son rêve.»

Pascal Dugrenier a écrit une chanson en l'honneur de sa soeur, qu'il a intitulée «Rage de vaincre» et dans laquelle il qualifie Martine de «tigresse de l'arène». On peut voir Pascal l'interpréter en spectacle sur une vidéo affichée sur le Web.

«Plusieurs de ses chansons ont rapport à la famille, a ajouté Dugrenier, qui représente un bel espoir de médaille chez les 63 kg dames en lutte style libre. Il a écrit une chanson pour ma mère, une chanson sur lui pour raconter ce qu'il a vécu, et il a décidé de faire une chanson pour moi. J'aime beaucoup les mots qu'il a choisis.

«Il a aussi écrit une chanson sur notre demi-frère, appelée Deux frères hors-pair.»

Ce demi-frère, Jean Thériault, s'est avéré une belle découverte en 2007. Fils biologique de René Dugrenier, père de Martine et Pascal, c'est lui qui a réussi à retrouver Martine.

«J'avais participé à l'ouverture d'un magasin à Repentigny et on avait publié une petit photo de moi dans le journal, a expliqué Dugrenier. (Jean) était à la recherche de son père et quand il a vu la photo, sa mère lui a dit: 'C'est sûr que c'est la fille de ton père, sûr et certain.' Il a fait des recherches et il m'a appelée un dimanche.

«Il était nerveux, il n'a même pas dit bonjour quand j'ai répondu. Il a dit: 'Qui parle?' J'ai répondu: 'C'est Martine', a raconté Dugrenier. 'Martine la lutteuse?' qu'il a demandé. Je pensais que c'était un journaliste ou quelque chose du genre... Il a commencé à me poser des questions et on a découvert qu'on avait le même père.

«On s'est rencontré et on se côtoie depuis.»

Si Martine Dugrenier remporte une médaille, mercredi, inutile de dire qu'elle ne célébrera pas seule.

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