NOUVELLES

Le soldat tué par des hommes en uniforme de l'armée afghane est américain

07/08/2012 12:14 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

Le soldat de l'Otan tué mardi en Afghanistan par des hommes portant l'uniforme de l'armée afghane est un membre de l'armée américaine qui était déployé dans la province de Paktia (est), a affirmé à l'AFP un responsable américain sous couvert de l'anonymat.

Les deux auteurs présumés de ce qui apparaît comme un nouveau "tir fratricide" ont été interpellés et une enquête est en cours pour déterminer s'il s'agit d'une infiltration de talibans au sein de l'armée afghane ou pas, a-t-il précisé.

La coalition internationale menée par l'Otan (Isaf) a auparavant annoncé qu'un de ses hommes "est mort, tué par deux individus portant l'uniforme de l'Armée nationale afghane, qui ont retourné leurs armes contre des membres de l'Isaf dans l'est de l'Afghanistan aujourd'hui".

L'Otan laisse au pays d'origine de la victime le soin d'annoncer sa nationalité et son identité.

Cette fusillade est le dernier d'un nombre croissant d'incidents au cours desquels des soldats afghans ont retourné leurs armes contre des membres des forces alliées qui luttent en Afghanistan contre les rebelles talibans depuis bientôt une décennie et assurent la formation de l'armée afghane. 

Ce nouvel incident est ainsi le 23e depuis le début de l'année, et porte à 28 le nombre de militaires de la coalition internationale, dont 14 Américains, tués par des "tirs fratricides" provenant de membres des forces afghanes, selon ce même responsable.

La multiplication des "green-on-blue incidents", ou "menaces intérieures" selon la terminologie de l'Otan, heurte de plein fouet la volonté affichée de travailler main dans la main avec les forces afghanes qui doivent prendre le relais de l'Otan fin 2014 et que les forces internationales sont chargées de former.

Des mesures ont été prises pour tenter d'endiguer le phénomène comme l'assignation d'un "ange gardien" armé en toutes occasions lorsque des militaires étrangers se trouvent au contact de collègues afghans. Les autorités afghanes se sont quant à elles engagées à mieux contrôler le recrutement et identifier des agents talibans infiltrés.

Le Pentagone a fourni des tentatives d'explication variées sur les causes de ces attaques, les décrivant comme des incidents "isolés" bien qu'en augmentation, perpétrés par des Afghans "autoradicalisés" ou des talibans infiltrés.

mra/sam

PLUS:afp