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Le pétrole finit à son plus haut depuis la mi-mai à New York

07/08/2012 03:14 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont clôturé en nette hausse mardi, à leur plus haut niveau depuis la mi-mai, soutenus par une baisse du billet vert qui rendait le brut plus attractif et par l'anticipation d'une action prochaine des banques centrales pour relancer l'économie.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre a progressé de 1,47 dollar par rapport à son prix de clôture lundi, à 93,67 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours de l'or noir ont été propulsés à des niveaux plus vus depuis le 15 mai en clôture, dopés par un marché de plus en plus enclin au risque, quoique volatil et faible en volume, dans le sillage des autres marchés financiers.

D'autre part, la baisse du billet vert face à l'euro rendait les achats de brut, libellés en dollars, plus attractifs pour les investisseurs munis d'autres devises.

"Les prix du brut continuent sur leur tendance haussière, dopés par une atmosphère plus optimiste sur les autres marchés, en dépit des nouvelles économiques en demi-teinte en Europe", a ainsi observé Matt Smith, de Summit Energy.

En effet, en zone euro, les commandes industrielles en Allemagne ont reculé de 1,7% en juin sur un mois, une baisse plus prononcée qu'attendu par les analystes, tandis que l'Italie s'est enfoncée dans la récession au deuxième trimestre 2012 avec une contraction de 0,7% de son PIB.

"Un marché qui ne s'effondre pas quand il est confronté à de mauvaises nouvelles est un marché résolument haussier", a continué l'analyste, estimant que le rebond des prix du brut n'était pas encore terminé.

Pour l'analyste spécialiste en matières premières chez Oppenheimer, Fadel Gheit, "la perception du marché a changé, en dépit d'une situation économique toujours mollassonne, d'un taux de chômage élevé et d'une abondance des réserves de brut", aux Etats-Unis, notamment.

Outre l'espoir d'une intervention prochaine des banques centrales européenne et américaine pour relancer l'économie mondiale, M. Gheit a estimé que les tensions en Syrie et en Iran notamment, étaient en grande partie responsables de cette tendance haussière.

"Les peurs de conflits dans la région, les craintes d'une perturbation de l'offre en brut" dans cette zone de production pétrolière, "tout cela contribue à la hausse", a-t-il expliqué.

Les cours de l'or noir franchissaient ainsi de nouveaux seuils techniques, se relevant d'environ 15% pour le Brent et de 22% pour le WTI un mois et demi après s'être effondré à la fin du mois de juin, dans un marché très inquiet pour la demande.

ppa/chr/mdm

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