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L'ambassadeur de France à l'ONU prédit une "longue crise" au Mali

07/08/2012 05:15 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

La France s'attend à une crise longue et estime qu'une action militaire sera certainement nécessaire pour aider le gouvernement malien a reprendre les territoires pris par les rebelles islamistes, a déclaré mardi l'ambassadeur de France aux Nations unies.

"Vous ne négociez pas avec Al-Qaïda", a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne de télévision France 24 avant une réunion du Conseil de sécurité sur le Mali mercredi, militant en faveur d'une opération militaire contre les rebelles d'Al-Qaïda.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, devrait souligner lors de cette réunion au Conseil l'inquiétude croissante au niveau international après les problèmes récents survenus au Mali et dans d'autres pays d'Afrique de l'ouest.

Les islamistes qui occupent le nord du pays ont détruit des mausolées de saints musulmans à Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, et ils veulent promouvoir un strict respect de la charia.

"Je pense qu'on va faire face à une longue crise", a dit M. Araud, soulignant les avancées diplomatiques encore nécessaires avant l'adoption par les 15 pays du Conseil du principe d'une force africaine, une solution prônée par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

L'ambassadeur à l'ONU de la France, qui préside le Conseil de sécurité durant le mois d'août, a encore dit que le gouvernement et l'armée maliens devaient se renforcer pour être en mesure de s'opposer aux rebelles islamistes.

"Ce qui est important, c'est le renforcement des institutions légitimes maliennes, c'est la reconstitution d'une armée malienne car ce sont eux qui vont reconquérir le nord, et dans ce sens là il est évident qu'il faudra, à un moment ou à un autre, une intervention militaire de l'armée malienne soutenue par les forces africaines. Il y aura une intervention militaire car avec Al-Qaïda, on ne négocie pas. Il faudra se battre avec ces gens là", a dit M. Araud.

Un putsch perpétré le 22 mars a accéléré la partition du Mali dont les autorités de transition, mises en place après le retrait des putschistes du pouvoir, sont totalement incapables de mettre fin à l'occupation du nord du pays.

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