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La Syrie est déterminée à "purger le pays des terroristes" (Assad)

07/08/2012 10:34 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

Le président syrien Bachar al-Assad a exprimé mardi sa détermination à annihiler la rébellion contre son régime, en recevant un émissaire iranien qui l'a assuré à son tour du soutien de Téhéran face à ceux qui veulent briser la Syrie, selon l'agence Sana.

A l'occasion de cette rencontre, la télévision syrienne a montré le président Assad --qui n'était pas apparu depuis la prestation de serment du nouveau ministre de la Défense le 22 juillet-- parlant avec M. Jalili et la délégation iranienne.

"Le peuple syrien et son gouvernement sont déterminés à purger le pays des terroristes et à combattre le terrorisme sans répit", a dit M. Assad à Saïd Jalili, émissaire du Guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei.

"L'Iran ne permettra jamais que l'on brise l'axe de la résistance dont la Syrie est un pilier essentiel", a répondu M. Jalili en estimant que "la situation en Syrie n'est pas une crise interne mais un conflit entre l'axe de la résistance dans cette région" contre Israël et les Etat-unis.

Le pays "est en mesure de faire échec aux plans extérieurs qui visent cet axe de la résistance et la place que la Syrie y tient", a ajouté Bachar al-Assad.

Le président syrien a reçu mardi Saïd Jalili, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale qui arrivait de Beyrouth où il a effectué une visite officielle.

Auparavant, M. Jalili avait déclaré, cité par le correspondant à Damas de la chaîne iranienne Al-Alam, que "la solution à la crise en Syrie doit venir de l'intérieur de ce pays, via le dialogue national, et non via l'intervention de forces extérieures".

"Le peuple syrien est hostile à tout plan soutenu par les sionistes ou les Etats-Unis", a ajouté M. Jalili.

L'Iran accuse les Etats-Unis, l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie d'aider les rebelles à faire tomber le régime Assad. Les insurgés et les Etats-Unis accusent en retour l'Iran de soutenir militairement Damas.

Plus tard, lors d'une conférence de presse à l'ambassade d'Iran à Damas, M. Jalili a appelé à "l'arrêt de toutes les ingérences étrangères" en Syrie.

"Les parties qui envoient des armes en Syrie sont responsables du sang innocent qui coule. Elles devraient contribuer à lancer un processus de dialogue", a-t-il affirmé, ajoutant que tous les pays "doivent respecter les frontières de la Syrie".

"Songer à déstabiliser la Syrie est une grosse erreur stratégique", a-t-il poursuivi, insistant sur la nécessité d'une "solution politique et non militaire" au conflit.

L'Iran, a-t-il dit "refusera qu'une partie impose sa volonté via une intervention militaire" contre la Syrie.

Evoquant les 48 Iraniens enlevés samedi à Damas, M. Jalili a affirmé sans les nommer que "les parties qui soutiennent les groupes terroristes sont responsables de cette action vile".

"L'Iran emploiera tous les moyens pour libérer les otages innocents et les envoyer sains et saufs" dans leur pays, a-t-il assuré.

M. Jalili a nié par ailleurs toute participation des Gardiens de la Révolution iranienne (armée d'élite du régime islamique) aux combats en Syrie. "Ce sont des allégations trompeuses", a-t-il lancé.

Interrogé sur l'éventualité d'une attaque militaire par Israël contre les installations nucléaires iraniennes, M. Jalili a répondu: "l'entité sioniste est tellement faible qu'elle ne peut même pas songer à une telle action contre la République islamique d'Iran. Le peuple iranien est prêt à se défendre".

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