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La médiation burkinabè en route pour le Nord-Mali occupé par des islamistes

07/08/2012 03:22 EDT | Actualisé 06/10/2012 05:12 EDT

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, dont le pays conduit la médiation dans la crise malienne, est parti mardi matin pour le nord du Mali, où il doit rencontrer des groupes islamistes qui contrôlent la zone, a constaté l'AFP.

Accompagné d'un conseiller, M. Bassolé a décollé tôt de Ouagadougou, selon le journaliste de l'AFP qui l'accompagne.

Il se rend à Gao et Kidal pour "porter un message" aux groupes armés islamistes de la part du président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a indiqué le ministre.

Le nord du Mali est occupé par des mouvements islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui en ont évincé la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et ont commencé à y appliquer la charia (loi islamique).

M. Compaoré a reçu en juin, séparément, des délégations du groupe islamiste Ansar Dine ainsi que du MNLA.

Le président malien par intérim Dioncounda Traoré, rentré le 27 juillet à Bamako après une convalescence de deux mois à Paris à la suite d'une grave agression dans son bureau à la présidence, a annoncé le 29 juillet la création de nouveaux organes de la transition et précisé qu'il se chargeait lui-même de former le gouvernement d'"union nationale" exigé par la Cédéao.

Ce cabinet d'union doit avoir l'assise suffisante pour permettre la reprise du Nord par le pouvoir central.

La Cédéao continue de jouer la carte de la négociation avec les islamistes, mais se dit prête à envoyer au Mali une force de quelque 3.300 soldats en cas de nécessité. Elle attend pour cela une demande formelle du pouvoir de transition à Bamako, un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU et un soutien logistique occidental.

roh-tmo/jlb

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