NOUVELLES

JO-2012 - Son nom est Pearson

07/08/2012 04:36 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

L'Australienne Sally Pearson, sacrée championne olympique du 100 m haies mardi, n'aime rien tant que sa vie normale, classique, qui fait d'elle une anonyme que l'on reconnaît mais qu'on laisse tranquille, dans un pays habitué aux héros sportifs.

"Oui, je tiens à garder une vie normale. C'est essentiel pour moi", confie la petite blonde aux yeux clairs.

Pearson - née McLellan et qui a pris le nom de son mari en 2010 - est tout sauf exubérante, dans une discipline particulièrement spectaculaire.

"Je fais ma propre cuisine, ma propre lessive, et mon ménage. Ca permet de garder les pieds sur terre. Aux retours de meetings ou de compétitions, ça vous permet de vous sentir effectivement de retour à la maison".

Calme et posée en civil, l'athlète australienne de 25 ans se transforme en furie dès que la course arrive. "La seule chose à faire est simple: c'est aller vite, encore plus vite et toujours plus vite".

La native de Sydney "aime l'athlétisme". "J'aime ça, j'aime faire des courses, j'aime aller vite. J'aime savoir jusqu'où je peux aller et tutoyer mes limites", confie-t-elle.

C'est à 14 ans que la petite prodige tape à la porte du haut niveau, avec un titre national juniors sur le 100 m. Les haies, elle les fait siennes l'année suivante, avec sa victoire aux Mondiaux de la jeunesse sur 100 m haies en 2002.

A 16 ans, elle continue sa progression en intégrant l'équipe d'Australie qui participe aux Mondiaux de Paris en 2003, sur le relais 4x100 m.

Mais Pearson a un souci: douée sur plat et sur les haies, elle bute sur le très haut niveau en cumulant ces deux spécialités, à l'image de ses Mondiaux d'Osaka où elle parvient à atteindre les demi-finales des deux épreuves... mais pas à aller plus loin.

Dès lors, son choix est fait, et il va se porter sur les haies en 2008, avec un succès presque immédiat synonyme de quête olympique. A Pékin, elle remporte en effet la médaille d'argent et comprend que sa technique exceptionnelle peut lui permettre d'aller loin.

Au ras des haies, à pleine vitesse, elle devient la meilleure spécialiste de la discipline, avec notamment le 4e chrono de l'histoire (12.28) lors de son sacre mondial à Daegu en 2011, à 7/100e seulement du record du monde de la Bulgare Yordanka Donkova en 1988, une autre époque.

"C'est vrai que maintenant les gens me reconnaissent dans la rue depuis. Mais franchement ça ne change rien à ma vie. Vous devez continuer à vous comporter en être humain. Il y a un monde réel autour de nous".

fbr/sg

PLUS:afp