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JO-2012 - L'objet du jour: un plastron pour éviter le coup de Trafalgar

07/08/2012 07:33 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

L'avenir olympique du taekwondo dépend grandement de l'efficacité du plastron électronique qui fait ses débuts à Londres et doit donner une meilleure lisibilité à cet art martial qui avait défrayé la chronique à Pékin avec d'innombrables polémiques sur l'arbitrage.

Présent depuis deux ans en compétition internationale, le plastron électronique est utilisé à Londres pour la première fois aux JO. Et peut-être pour la dernière fois...

Le taekwondo, codifié en 1955 par un général sud-coréen, joue en effet gros dans la capitale britannique, de l'aveu même du président de sa Fédération internationale après les JO-2008 qui s'étaient déroulés dans un climat de contestation des décisions arbitrales, avec en triste point d'orgue la violente agression d'un arbitre par le Cubain Angel Valodia Matos.

"Le plastron électronique répond à la volonté de donner plus de transparence à la discipline, avec un système d'évaluation identique pour tous. Il répond à une demande du CIO qui aspire à plus d'équité", résume Frédéric Barberis, le directeur sportif de la Fédération française de taekwondo.

Les plastrons, mis au point par la société espagnole Daedo, servent à protéger les torses des combattants, mais aussi et surtout à comptabiliser les points: ils sont équipés de plaques qui, lorsqu'elles rentrent en contact avec les émetteurs placés sur les pitaines, les protections de pied, valident les coups.

Les deux plastrons, rouge et bleu, en référence aux couleurs de la Corée du sud, sont reliés par des transmetteurs sans fil à un ordinateur installé près de l'aire de combat.

"Pour qu'un coup soit validé, il doit atteindre une certaine intensité. Cette évolution technologique conduit à une évolution de notre sport en faveur des techniciens les plus +propres+", souligne Frédéric Barberis.

Le système accorde un point pour un coup de pied directement sur le plastron, deux points pour un coup de pied retourné et trois pour un coup de pied à la tête.

Pour les coups de poing, les trois juges qui s'occupent exclusivement de cette technique, disposent de "joysticks" et, comme en boxe, s'ils appuient au même moment, le coup est validé.

Une entreprise de la Silicon Valley travaille sur un casque high-tech qui validera les coups sans intervention humaine.

On est bien loin du plastron en bambou et de l'esthétisme revendiqué des années 1950.

jr/ol/sg

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