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JO-2012 - Basket - Kevin Durant, le sniper des USA

07/08/2012 08:24 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

Dans une équipe où brillent Kobe Bryant, LeBron James et Carmelo Anthony, il difficile de se faire remarquer mais Kevin Durant crève l'écran aux JO de Londres où l'homme-araignée est la principale raison pour laquelle les Etats-Unis ne peuvent pas laisser échapper l'or.

Lundi soir, "Durantula" a piqué de nouveau et l'Argentine ne s'en est jamais relevée. En huit minutes, l'ailier d'Oklahoma a marqué dix-sept points pour assommer les Sud-Américains avec un 8 sur 10 à trois points, son exercice préféré dans lequel il affiche un superbe 20 sur 33 sur l'ensemble du tournoi.

Et mercredi, face à l'Australie en quarts de finale (21h15 GMT), +KD+, sniper des USA, devrait encore jouer de la gâchette.

Au départ, le frêle ailier ne paye pourtant pas de mine avec sa petite barbichette et sa longue silhouette.

Mais sous ses airs paisibles se cache un tueur de sang-froid qui peut anéantir un adversaire en quelques minutes, comme en demi-finales du Championnat du monde en 2010 où il avait, exactement comme lundi, marqué dix-sept points en huit minutes pour punir la Lituanie.

Aux Etats-Unis, ça fait un moment qu'il est déjà une superstar. Meilleur marqueur de la saison régulière (28 points de moyenne), deuxième au vote du MVP derrière LeBron James et finaliste NBA, il n'est plus loin du sommet, à 23 ans.

Dans le contexte international, où son alliage taille (2,06 m), vitesse et précision le rend injouable, il règne sans partage. Il sait jouer sur tous les postes - lundi on l'a vu défendre sur le pivot argentin Luis Scola - et profite du fait que la ligne à trois points soit plus proche du cercle qu'en NBA (6,75 m contre 7,23 m en NBA) pour décocher ses flèches.

"Je n'ai pas vraiment fait attention où était la ligne, je me sentais bien, en rythme, et du coup j'ai dégainé", a-t-il déclaré lundi pour commenter l'un de ses missiles à très longue portée.

Il ne faut pas compter sur Kevin Durant pour repartir avec des déclarations tapageuses. Modeste et discret, loin des canons body-buildés et tatoués de la NBA, "KD" est un tireur d'élite qui travaille avec silencieux.

Sa biographie raconte qu'il porte le N.35 sur son maillot en hommage à son premier entraîneur décédé à l'âge de trente-cinq ans, qu'il idolâtrait Vince Carter, qu'il aime les pinces de crabe et puis voilà.

A Londres, il est pour l'instant le meilleur marqueur (18,6 points de moyenne) d'une équipe truffé de stars. Mais lui continue à parler collectif et à raconter son bonheur de disputer ces premiers Jeux.

"C'est la première fois que je suis à Londres, je n'avais jamais visité Barcelone et Manchester non plus. C'est sympa de découvrir le monde et j'apprécie chaque moment qu'on passe avec l'équipe. C'est une superbe expérience", souligne celui qui veut déjà aller à Rio, en 2016.

Sachant que Kobe Bryant dispute sans doute sa dernière compétition internationale et que LeBron James en est déjà à ses troisièmes JO, l'avenir du Team USA passe plus que jamais par "Durantula".

jk/jmt

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