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Bachar al-Assad a reçu l'émissaire du Guide suprême iranien

07/08/2012 06:47 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

Le président syrien Bachar al-Assad a reçu mardi Saïd Jalili, émissaire du Guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei, a rapporté l'agence officielle syrienne Sana.

"Le président syrien Bachar al-Assad a reçu Saïd Jalili, secrétaire du Conseil suprême (iranien) de la sécurité nationale", a indiqué l'agence sans plus de précisions.

Sana a aussi diffusé des photos de cette rencontre, alors que M. Assad n'était pas apparu à la télévision publique syrienne depuis le 22 juillet.

L'émissaire iranien, arrivé mardi matin à Damas en provenance de Beyrouth, doit tenir une conférence de presse en fin d'après-midi.

"La solution à la crise en Syrie doit venir de l'intérieur de ce pays et via le dialogue national, et non via l'intervention de forces extérieures", a déclaré M. Jalili, cité par le correspondant à Damas de la chaîne de télévision Al-Alam.

"Le peuple syrien est hostile à tout plan soutenu par les sionistes ou les Etats-Unis", a-t-il ajouté.

Evoquant les 48 Iraniens enlevés samedi à Damas, M. Jalili a assuré que "l'Iran utilise tous les moyens pour obtenir la libération immédiate des pèlerins innocents enlevés".

"Nous estimons que les terroristes, mais aussi ceux qui les soutiennent, sont responsables de cette action criminelle", a-t-il précisé.

Téhéran affirme que les captifs sont des pèlerins, tandis que la "brigade Al-Baraa" de l'Armée syrienne libre (ASL), qui a revendiqué l'enlèvement, assure qu'ils appartiennent aux Gardiens de la révolution, armée d'élite du régime islamique. D'après le groupe, trois Iraniens ont été tués lors d'un bombardement des forces du régime.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, se rendra brièvement en Turquie mardi en fin de journée pour évoquer le sort de ces otages.

"Dans la mesure où l'Armée syrienne libre qui prétend avoir enlevé les pèlerins iraniens est soutenue par la Turquie, la visite du ministre vise à rappeler au gouvernement turc ses responsabilités dans cette affaire", a expliqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ces déplacements interviennent alors que l'Iran doit organiser jeudi une "rencontre consultative" des pays ayant une "position réaliste" sur la Syrie, selon le vice-ministre des Affaires étrangères.

Téhéran est le principal allié régional de la Syrie et accuse les Etats-Unis, l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie d'aider les rebelles syriens à faire tomber le régime Assad, confronté à une insurrection armée.

Les insurgés et Washington accusent en retour l'Iran de soutenir militairement le régime Assad.

A Beyrouth, M. Jalili avait déjà réaffirmé qu'une solution au conflit devait "être trouvée selon les règles démocratiques et non en envoyant des armes et en versant le sang".

Les Etats "qui croient pouvoir obtenir la sécurité en alimentant l'insécurité dans les pays de la région à travers l'envoi d'armes et l'exportation du terrorisme, se trompent", avait-il ajouté.

"Les amis de la Syrie doivent aider à arrêter totalement la violence, organiser un dialogue national et des élections générales dans ce pays et envoyer de l'aide humanitaire pour soulager la population", avait encore affirmé M. Jalili.

rim-ao/cco

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