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Apprendre à conjuguer le verbe aimer en enfilant des gants de boxe

07/08/2012 10:35 EDT | Actualisé 07/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Il fallait la perspicacité d'un Evens Guercy, sociologue de formation devenu policier par besoin d'agir, dans le quartier Saint-Michel, pour désamorcer la bombe qui risquait d'éclater à tout moment. Il était impératif de trouver une façon de captiver de grands gaillards en quête de leur identité végétant jusque là dans un contexte sans repères, sans appui, sans mots pour le dire et sans amour qui rime avec toujours.

Il fallait gagner leur confiance et créer une «confrérie» encore plus attirante que celle de faire partie d'un gang de rue. Et quoi de plus prestigieux que de devenir boxeur, performer dans des combats de force et d'endurance selon des règles très précises, pour ces gars débordant d'un mélange d'énergie, de colère et de révolte en manque de reconnaissance, à la recherche d'eux-mêmes? Ainsi fut fondé le Club de boxe L'Espoir, là où les jeunes vont tuer le temps après l’école et en ressortent en jeunes hommes responsables, conscients d'avoir un rôle à jouer dans la société, enfin capables d'aimer.

Steven Généreux, un abonné du club, illustre parfaitement le genre de réussite dont Evens Guercy et toute la société peuvent être fiers. Il n'avait que neuf ans quand sa mère s'est pendue. Puis son père est décédé d'une crise cardiaque. Si cruellement abandonné, Steven a eu l'heureuse idée de faire de la boxe, une discipline qui lui a donné les moyens de se prendre en main et de devenir un «gars bien sous tous rapports». «Zone Doc / Les Poings serrés», le vendredi 17 août, 21h, à Radio-Canada.

Les bons petits soldats que nous sommes

La série «Cash Investigation» nous aura révélé quelques vérités sur la face cachée de notre société de consommation qui changeront dorénavant notre regard sur tout ce qui nous entoure. Le mercredi 15 août, 20h, à TV5, on nous informe qu'on se fait aussi avoir en ce qui concerne la longévité de nos appareils sans trop de protestations de notre part.

Les électroménagers, aussi performants soient-ils, plus élégants que jamais, on ne peut plus design et dispendieux, n'auront une durée de vie ne dépassant pas une douzaine d'années. Et c'est voulu ainsi pour activer la production, maintenir les emplois et garnir les coffres. Plus subtilement, les spécialistes du marketing parlent d'obsolescence programmée. Alors que nous en sommes à l'ère des chirurgies minimalistes, des communications interplanétaires, du décodage de l'ADN, on ne saurait fabriquer des produits ayant une plus longue durée de vie? Allons donc!

Élise Lucet, l'animatrice, se rend même chez des réparateurs de télévisions qui expliquent qu'au bout de trois ans et demi, les condensateurs de certaines marques populaires éclatent. Dans le cas de cellulaires, les batteries sont irremplaçables. Donc, les moyens utilisés pour inciter les consommateurs à… consommer sont l'incompatibilité (comme Apple la pratique) et l'irréparabilité. Mais on ne dira jamais à l'acheteur que son frigo, sa télé, son cellulaire ou son ordinateur cesseront de fonctionner dans un laps de temps relativement court.

Les malheurs de Lisbeth

«Millénium» tire à sa fin avec les deux prochains et derniers épisodes de la série. Nous retrouvons Lisbeth (Noomi Rapace) à l'hôpital où on vient de lui extraire une balle dans la tête. En même temps qu'elle lutte pour sa vie, elle devra affronter ses ennemis jurés qui cherchent à l'éliminer et la police qui veut l'emprisonner. Malgré que toutes les apparences jouent contre elle, son ami Mikael (Michael Nyqvist) persiste à lui venir en aide. Pourra-t-elle trouver, un jour, la paix? «La reine dans le palais des courants d'air», les mardis 14 et 21 août, 21h, à Télé-Québec.

Éric Salvail n'a pas son pareil pour créer «l'événement». À «Fidèles au poste! II», il a réussi à convaincre Jano Bergeron (absente du petit écran depuis 10 ans), de se joindre à Mitsou, Patrick Norman, Normand Brathwaite, Alex Perron et Daniel Lemire et d'arborer l'allure des années 1980. Au cours de cette rencontre, on pourra entendre Belgazou, Sylvie Daviau et Geneviève Lapointe qui, elle, effectue un retour au nom de «Pied de poule», qu'elle n'a pas chanté depuis 20 ans. À TVA, le lundi 13 août, 20h.

Il y a trois ans, Donald Lautrec surprenait tout le monde par son retour à la chanson, après 25 ans d'absence. À MusiMax, dans le cadre de «Les Années», on recadre cet adepte de «raves» à l'époque où il dansait le ska. Avec Michel Louvain, le charmeur, Pierre Lalonde, le crooner, Donald Lautrec lui, inspirait le sex-appeal que la journaliste, Thérèse Parisien, identifie par un «oumpf» convaincant si l'on en juge par le succès qu'il a toujours connu. De plus, avec la maturité, les observateurs s'accordent pour dire qu'il ne revient pas les mains vides. Le jeudi 16 août, 22h.

À RADIO-CANADA: la finale féminine de la «Coupe Rogers» sera transmise le lundi 13 août, de 19h à 21h. D'autre part, les Acadiens célèbrent leur Fête nationale, le mercredi 15 août, 23h05, alors que Samuel Chiasson anime un spectacle auquel participent Mia Martina, Cayouche, Radio Radio, Jonathan Painchaud, Kevin McIntyre, Annie Blanchard, Jean-Marc Couture et Caroline Savoie, à la place 1604, à Dieppe.

À TÉLÉ-QUÉBEC: en 1979, Francis Mankiewicz réalisait «Les Bons Débarras», un drame de mœurs dans lequel l'univers restreint de Manon (Charlotte Laurier), 13 ans, bascule quand sa mère (Marie Tifo) se retrouve enceinte alors qu'elle a, en plus, la charge de son frère (Germain Houde), un simple d'esprit. Le lundi 13 août, 21h.

À RDI: on ne s'en rend pas toujours compte mais le Canada est secoué par un millier de séismes chaque année. Le lundi 13 août, 20h, on se demande pourquoi il est si difficile pour les chercheurs de prévoir, à court terme, les tremblements de terre.

À TV5: portrait d’Elisabeth, impératrice d’Autriche, celle qui est devenue «Sissi» à l'écran, brillamment personnifiée par Romy Schneider. On la décrivait rebelle et moderne, fragile mais quand même remarquablement déterminée à «Secrets d’Histoire / Sissi impératrice: amour, gloire et tragédie». Le lundi 13 août, 20h.

AU CANAL VIE: l'été s'achève et ainsi en est-il pour les programmations. Donc, cette semaine, on présente la dernière émission des séries «L'Hypnotiste», le lundi 13 août, 20h30 et «Chic Shack», à 21h, «La maison de Sarah», le mardi 14 août, 19h30, et «Les pros du patio», à 21h30.

À ARTV: côté musique, on nous propose le lundi 13 août, 20h, «Rolling Stones at the Max», spectacle présenté en 1991 à Londres, Berlin et Turin. Enregistré en IMAX, les images nous livrent Mick Jagger, entouré de ses potes, chantant «Start Me Up», «Sad, Sad, Sad», «Honky Tonk Woman» et d’autres succès. Côté cinéma, on se laissera sans doute tenter par «À tout prendre», de Claude Jutra aussi acteur dans ce drame psychologique qui a lieu dans un Québec en éveil. Il tient le rôle d'un jeune homme de milieu bourgeois qui s'éprend d'un mannequin de race noire (Johanne Harelle). En plus de bousculer les préjugés de l'époque, cette relation est l'occasion pour Claude, de mesurer l'implication du sentiment amoureux. Le mardi 14 août, 21h.

À MUSIMAX: «Starmania», opéra-rock créé, en 1978, par Michel Berger et Luc Plamondon, fut le coup d'envoi d'une nouvelle ère dans le monde du spectacle, une invitation à l'audace et à la créativité. Jouée sur plusieurs scènes par une pléiade de chanteurs, l'œuvre a ouvert un livre dont on nous raconte les chapitres. Le mercredi, 15 août, 21h.

À SUPER ÉCRAN: ce dimanche, 22h, débute la deuxième saison du «Trône de fer», série de 10 épisodes, où nous sommes confrontés à la misère de cinq rois qui se disputent le pouvoir dans un monde produit de l'imaginaire à une époque hors du temps.

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