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Scientifiques nucléaires tués en Iran: des "aveux" télévisés accusent Israël

06/08/2012 02:05 EDT | Actualisé 05/10/2012 05:12 EDT

La télévision iranienne a diffusé les "aveux" de treize Iraniens se disant membres de réseaux formés et entraînés par les services de renseignements israéliens et qui ont assassiné quatre scientifiques nucléaires iraniens depuis 2010.

La télévision a montré huit hommes et cinq femmes affirmant avoir participé aux meurtres.

Sur les images disponibles sur le site www.yjc.ir/fa/news/4047313, on voit notamment Majid Jamali Fashi, exécuté en mai pour avoir assassiné en janvier 2010 Massoud Ali-Mohammadi, un important physicien nucléaire iranien. Il affirme avoir été entraîné par les services de renseignements israéliens.

La justice avait affirmé qu'il avait agi à l'instigation du Mossad, le service de renseignement israélien, qui lui aurait versé 120.000 dollars.

Le ministère des Renseignements a récemment affirmé avoir arrêté les membres de plusieurs réseaux liés à Israël ayant pour objectif d'assassiner les scientifiques nucléaires iraniens.

Depuis 2010, quatre scientifiques nucléaires, Massoud Ali-Mohammadi, Majid Shahriari, Dariush Rezaïe-Nejad et Mostafa Ahmadi Roshan ont été tués alors que Fereydoun Abbassi Davani, devenu depuis chef du programme nucléaire iranien, a échappé à une tentative d'assassinat.

L'Iran accuse Israël et les Etats-Unis, ses ennemis jurés, d'avoir organisé ces meurtres pour désorganiser son programme nucléaire.

Un autre Iranien, Maziar Ebrahimi, affirme dans la vidéo avoir été "envoyé en Israël pour apprendre à manier des explosifs et des armes de guerre".

"Nous sommes allés en Turquie et de là nous avons pris un bateau (...) pour aller à Chypre et ensuite en Israël où nous sommes allés dans une petite ville près de Tel-Aviv", affirme pour sa part Behzad Abdali.

"Nous avons été entraînés pour poser des bombes magnétiques à retardement sur des voitures avant de nous éloigner rapidement en moto", ajoute Arash Kheradkish, un autre iranien montré dans la vidéo.

La télévision montre aussi les images de ce qui est présenté comme un "camp d'entraînement près de Tel-Aviv".

Plusieurs d'entre eux affirment également avoir reçu un entraînement au Kurdistan irakien.

Les accusations sont basées uniquement sur ces "aveux", sans autres preuves.

La télévision iranienne a déjà montré des "aveux" de détenus par le passé, notamment du journaliste de Newsweek Maziar Bahari, qui avait ensuite affirmé dans un livre paru à l'étranger avoir été forcé lors de sa détention en 2009 de faire des confessions.

sgh/sbh

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